Ca peut aider ...

J'ai 38 ans, un peu moins d'années de sagesse (lol), une passion pour l'écriture et l'autre pour la photo.
Entre les deux s'installent tous ces instants qui croquent sous la dent et dont je ne me lasse jamais de savourer le croustillant.

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 "Les Vivants et Les Morts" de Gérard Mordillat
Magistral, profondément attachant, le Germinal des années 2000

 Exotisme et dépaysement.

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Lundi 28 août 2006

Eh bien voilà les Ptites Pognes changent de nom et se muent en un nouveau blog, faute de place suffisante pour poursuivre ici et stocker mes photos. J'espère vous retrouver très nombreux sur mon nouveau blog que vous découvrirez en cliquant ici

Pas évident de tout reprendre à zéro....

Lady :)  

par Lady publié dans : Les p'tites pognes
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Jeudi 24 août 2006

Glâner tous les instants comme des gourmandises

Et les journées de liesse comme les journées moroses

Se rappeler sans cesse de leurs fines saveurs

Quand on revêt matin nos habits butineurs....

Bon bonheur à tous, petit ou grand il y a forcément un ptit morceau qui traîne pas loin de vous...

Butinez, fôlatrez et mettez de la couleur là où elle n'existe que pour votre seul regard !

Et si cela ne suffit pas , eh bien butinez à deux...et échangez les vos gourmandises, elles n'en seront que plus grandes....eh oui...

 

par ... publié dans : Les p'tites pognes
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Mardi 22 août 2006

On m'avait pourtant dit de ne pas regarder en bas. De viser toujours le haut et de grimper coûte que coûte.

J'ai assuré le pied, j'ai assuré la main et j'ai tenu bon. Mais le coeur lui ne s'est accroché à rien et...à la première émotion est retombé au sol. C'est idiot. Etre arrivée si haut et perdre son paquetage le plus précieux. J'ai eu beau me dire que de là haut j'en verrai bien un autre...Que nenni, de coeur il n'y a point de meilleur qu'en nous mêmes.

J'étais pourtant arrivée, bon an , mal an en haut de ce fichu mât. Gravi depuis des jours, des nuits la distance qui me séparait de ma réalité à ma réalité. Celle qui se vit et celle qu'on se souhaite avec entre les deux celle qu'on bouscule.

Ah ouai, c'étai plutôt joli la terre vue d'en haut, les problèmes paraissaient soudain plus petits lorsque la tête était légère, peut être trop près des nuages. Le soleil a du me trahir. Moi qui me serais volontiers prise pour sa compagne. C'est qu'à se mettre des étincelles dans les yeux on finit par ne plus voir clair ! Ma prétention m'aura éblouie...

Quelque chose a fondu en touchant le soleil. Pas le bonheur je ne crois pas. Mais peut être un morceau du mannequin. Un bout de ma vie, je ne sais pas.

Toujours est il qu'au fâit du plaisir il m'a bien fallu regarder en bas. Lâcher prise et redescendre quelque peu. Pour chercher ce qui aurait pu tomber à terre et manquer à mon être.

Je n'ai pas trouvé. J'ai cherché, un bout de moi, un morceau puis un autre, qui, pourris seraient tombés au sol. Des morceaux ratés que je m'escrime à traîner avec moi, des lambeaux de vie qui empêchent toujours de grimper.

Puis ne trouvant rien, j'ai cessé de regarder en bas. Cesser de pleurer sur ce que j'avais cru perdre. Ca n'avait pas l'air plus important que de perdre ses peaux mortes. Et bon puisqu'il y avait toujours de la lumière en haut du mât, j'ai continué de grimper.

Pas tous les jours facile, pas tous les jours simple de rester en haut sans être tenté de regarder en bas.

Non, c'est pas là qu'il faut regarder. Ni en bas, ni derrière. Ni devant parfois. Non ce qu'il faut regarder, c'est autour de soi , ratisser large pour ne rien rater. Je ne sais pas sur quoi on s'assoit alors pour tenir, j'n'en ai aucune idée mais quand on ne regarde plus en bas, on finit par tenir tout seul en haut, là où les jours paraissent autres. C'est idiot c'est pourtant pas la lumière....

Faudrait pas me faire croire que le bonheur donne des ailes, c'est pas vrai ces trucs là.

Non je ne sais pas comment on tient en haut un jour sans paraître devoir redescendre, mais je continuerai de grimper, quoi que je laisse derrière moi, quoi que je laisse en bas, pour aller voir ce que le soleil peut bien avoir de plus certains jours que d'autres...

par Lady Angel publié dans : Les pognes sur les yeux
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Samedi 19 août 2006
Tutututu...tu tuuuuuuuuuuuuuuuu  !!!!
 
C'est censé être la trompette du matin; Le cor qui te réveille quand tu dors profondémment sous la tente, les fesses collées contre celles de ta voisine, les chaussettes trempées de la veille sous le nez, quand ce ne sont pas les godillots qui vont avec ou pire...le slip sale de la veille, de l'avant veille et...de toute la semaine....
Mmmmfffffff un bras puis un autre sortent du sac de couchage! Drôle d'odeur. Finalement valait mieux ne rien sortir du sac du tout et laisser tout cela macérer à l'intérieur... Comme chaque nuit.
Mais le cor insiste. Et moi aussi pour rester au chaud . C'est que dehors, j'en suis sûre il fait un froid à ne pas mettre un scout hors de la tente. Et pourtant....
Et puis j'y pense, les toilettes, renommés pour la circonstance en ....feuillets...sont au fond du bois...Le mot a l'air plus "propret" mais ça ne rend pas l'endroit moins crade! Va falloir prendre la pelle et ...les maudites bottes que j'ai laissées debout...sous la pluie! Cool !.....
Je pousse un peu la voisine vautrée sur ma paillasse et m'extirpe tant bien que mal du sac. c'est qu'on s'entortille là dedans. On se gratte aussi souvent. Oui on se gratte parce que manifestement ça gratte plus que d'ordinaire. Plus que quand on est propre. et du coup les petites bêtes s'agitent.... Les puces. Ces complices des prairies qui viennent profiter du ciel étoilé avec nous. Là, logées au fond du sac qu'on a eu le malheur d'étendre dans l'herbe, une nuit où mues par des pensées vagabondes on est allée taquiner les étoiles.
Ca gratte mais tant pis. on ne les trouve pas de toutes façons. Et puis, des bêtes, il y en a plein d'autres. Et la plus sympa se loge régulièrement au fond d'une de mes bottes et je secoue pourtant mais quel bonheur d'enfiler la chausse et...d'écrabouiller une limace visqueuse sous ma plante de pied... Un régal !
Enfin bon, la cheftaine continue de souffler dans son biniou. Faut que je retrouve mes fringues. Pffff ! ca n'existe pas les portes manteaux dans une tente et bon, huit nanas dans un tel fatras c'est à peine croyable ! La chemise bleue a des allures de déjà vu, déjà portée aussi mais qu'importe. en deux temps, trois mouvements et quelques gratouilles, j'ai ouvert la toile, mis le nez au vent et ça y est.
Ca y est c'est le bonheur!
Le chocolat fume dans la grande gamelle de fer blanc. il cuit sur le feu de bois et son parfum m'enivre. Il colle aux parois et les copeaux de bois s'envolent et retombe dans le lait. Il va falloir attendre encore avec impatience.....
Et cette odeur qui me suit partout. Cette incroyable odeur de pas frais qui s'est posée sur mon uniforme. C'est peut être celle tout bonnement que je suis sale, ou que la vie me colle à la peau, me happe et m'emporte dans des jours sublimes de découvertes, de nature et d'abandon.
On ne peut pas être scout et nickel ! on est l'un ou l'autre ! On vit dehors et ...on s'en fout. on vit dans l'herbe, la terre, les bois et le ciel. On va sur les routes, les chemins, dans les pierres et dans le sable. La tête est ailleurs. La tête est incroyablement joyeuse. Alors bon, que quelques petites bêtes nous accompagnent...c'est vrai que c'est pas terrible mais ...on verra ça demain...ou après. Le chocolat n'attend pas et le chemin qui défile sous nos pas non plus....
Souvenirs de mes années aux Guides St Georges
Lady
par Lady Angel publié dans : Au fond des poches
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Jeudi 17 août 2006

Ca sentait la lessive dans la cuisine, comme au temps jadis où ma grand mère lavait son linge dans la grande baignoire sabot.

Mais il y a grand temps que ma grand mère ne lave plus rien, ni de son linge, ni de son corps, rien...de rien.

Et pourtant cette odeur, cette lessive blanche et ce linge qu'elle battait à la main sur sa planche de bois. J'ai une dizaine d'années dans ma tête et vingt huit ans de souvenirs et je la regarde encore faire du vent à grands tours de bras, battre et battre encore ce linge qui n'en finit pas de blanchir.

Pourquoi j'ai ouvert la porte ce soir. Pourquoi ce parfum a t'il envahi la pièce alors que rien ne l'y invitait. Y'a pas de linge dans ma cuisine et ma grand mère n'y a jamais mis les pieds. D'ailleurs, il y a bien des années qu'elle ne met plus les pieds nulle part. Depuis qu'elle les a glissés dans ce lit, depuis qu'elle est devenue trop vieille.

Elle ne bouge plus et pourtant, je suis sûre que ses rêves vagabondent encore. Ses rêves mus en envies de partir qui ne ressemblent plus aux nôtres. Elle qui ne peut plus bouger. Elle qui ne peut que parler et avec tellement de peine depuis sa petite chambre.

Et ce soir, ce soir ses souvenirs, nos souvenirs sont venus envahir mon antre. Pourquoi? Pourquoi ce linge blanc qui m'éblouit encore? pourquoi ce doux parfum comme un rappel du temps?J'avais tellement de soleil en coeur avant d'ouvrir cette porte. Trop insolent peut être?

Je me demande pourquoi; j'ai peur sans doute. J'étais si heureuse que j'étais sans doute trop loin d'elle.

Ca sentait la lessive dans ma cuisine. Comme si ma grand mère était passée par là .... avant de partir.

Faut que je retrouve mon soleil bon sang, ouvrir la fenêtre et se dire que ce n'était rien qu'un parfum dans le vent...

 

par Lady Angel publié dans : Pognes ridées
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Jeudi 24 Août 2006
 


"Regarder autour de soi
bien au delà même parfois
ou tout près, cela dépend
de la grandeur du bonheur à venir"



Lady Angel
 

 


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