Ah ça payait quand on partait en vacances ! J'avais la haine. Ah oui j'avais
la haine parce que du haut de mes 10 ou 15 ans, je savais qu'on y mettrait la semaine pour boucler les valises...et surtout tout ce qui allait autour.
Parce que le camping, c'était bien beau, mais ça engageait un maximum de matos, et le matos il fallait bien le caser quelque part !
Je voyais ma mère astiquer, relaver (pourquoi je n'ai jamais su puisque c'était propre) le linge, sortir les gamelles, les bassines, la pelle, la masse en caoutchouc pour planter les sardines et la
fameuse valise en carton à petits carreaux noirs et blanc dans laquelle la vaisselle ne tiendrait jamais, c'était couru d'avance...
Ne pas oublier le gonfleur, les sacs de couchage, la tente évidemment -de plus en plus grande au fil des années-, les jerricans, les boules de pétanque, les 100 000 tubes de crème solaire et
surtout celle qui vient après et qui m'a pourrie une bonne partie de mes journées de plage, celle qu'on met sur les coups de soleil et que ma chère maman me badigeonnait plein la tronche du matin
au soir comme un masque et qui commence par un B... oui la Biafine.
Rien qu'à l'idée que j'allais me trimballer le nez enduit d'une épaisseur de pommade qui mettrait plus d'une heure à disparaitre me faisait frissonner de honte. Certes c'est un bon remède contre
les coups de soleil quand on campe sur une plage sans arbre pendant un mois, avec la mer devant et les dunes derrière et... les culs blancs autour !
Mais delà à assortir mon blaire aux postérieurs des nudistes environnants, ça tient du mauvais goût tout de même et entrée en adolescence, j'ai eu un peu d emal à me faire...ma place au soleil côté
look. Déjà que les jeunes gens ne couraient pas les rues -de la plage bien entendu, non mais faut suivre des fois ! - il devient évident que le manque d'activités lié au site ( la superbe plage
déserte des Stes Maries de la Mer, loin de tout camping et de toutes commodités) couplé à mon sex appeal très "masqué", mes vacances n'étaient pas vraiment placées sous les feux de la
séduction.
Quand j'y pense n'empêche : 3 semaines de scoutisme entourée de nanas + derrière 1 mois de vacances sur une plage déserte ou presque, j'ai de la chance de ne pas avoir fini none et d'avoir deux
beaux enfants avec mon homme et une vie sentimentale plutôt sympa ! J'ai bien rattrapé le coup...
Ah j'oubliais, le bateau pneumatique gonflable, les rames, les matelas et autre lit de camp, la table et les fauteuils pliants, le telinier de mon père, et punaise, de quoi écrire, écrire,
écrire....pour m'évader un peu !
Suite au prochain épisode....on ira faire un tour dans les dunes...
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