L'ile des Gauchers

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"Le Petit Sauvage"
et
"L'île des Gauchers"
par Alexandre Jardin


Le jour où j'ai découvert ces deux livres, je ne dis pas que j'ai eu une révélation (ce serait un peu fort quand même) mais j'ai compris, à l'instar du "Petit Sauvage" ce que signifiait le verbe "PROFITER"
 
Mais profiter dans le sens où chaque petite chose peut enrichir ce que nous sommes et non dans une débauche tous azimuts... Ce profit là étant tout autre...
 
C'est depuis ce jour, je crois que ma conception de la vie a changé. Et que ma quête a commencé. Je me souviens m'être promis alors de ne plus rater aucun des instants que je pensais devoir saisir, perdant ainsi tout risque qu'ils ne se renouvellent jamais...
De la Vie, j'ai goûté toutes les croustillances, j'ai mis de la folie dans mes envies et du merveilleux dans de tous petits riens.
J'ai fait l'amour chaque fois que j'en ai eu envie, n'importe où et n'importe quand, parce que le plaisir s'adapte à toutes les situations.
Je n'ai plus jamais reporté à demain une parole de douceur, un mot d'amour ni le besoin de l'autre.
J'ai fait de chaque rencontre une fête, et de chaque fête un petit bonheur. J'ai marché dans l'utopie peut-être mais j'ai toujours avancé.
Je ne me suis épargnée aucun plaisir qui pouvait être partagé, quand bien même fut-il minime ou immense.
 
Je me suis mise à vivre. J'ai donné. Chaque fois qu'il y avait de l'importance à donner à l'instant. Et j'ai reçu énormément. Des sourires, des délires, de la tendresse et de la folie. J'ai vécu selon mes envies, et elles n'ont jamais cessé.
J'ai parlé de ce plaisir reçu pour qu'il ne se perde pas, pour que tous sachent combien ces petites choses vécues ensemble sont géantes.Combien elles donnent de la magie à ce qui semble parfois si banal. Rien n'est anodin. De la parole, au rire, au regard, aux gestes comme aux larmes. J'ai eu besoin de mettre des mots. Des tonnes de mots pour dire ma chance de les connaître. Tous ces gens qui m'ont offert un jour un instant d'eux-mêmes, ceux-là mêmes qui m'ont confié leurs rêves ou juste un petit bout d'histoire, ceux qui ont laissé leur regard aller jusqu'au mien pour que tout soit dit, ceux sans qui tous ces petits riens n'existeraient pas...

Aujourd'hui, j'ai eu envie d'une énoooorme glace, d'appeler mon meilleur ami, de dire à mes enfants combien ils me sont précieux,
et à tous les autres combien ils comptent.........

Et la journée n'est pas finie.

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Publié dans Au fond des poches

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A
Survivre quelque part...<br /> Je crois qu'on est toutes et tous dans le meme cas...<br /> Moi, je sais plus trop quoi penser, mais quand je lis ce que tu dis, ca me donne envie de me battre un peu plus, pourtant je suis si faible, meme si je le fais pas voir
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L
"Aika": oui comblée je pense l'être, depuis que j'ai pensé que chaque jour pouvait apporter son lot de bonheur même en plein coeur de la souffrance; Ne rêvons pas, elle ne m'a pas épargnée non plus et c peut être pour ça que j'ai d'autant plus envie de profiter de tout et de tous.<br /> Quand même ton site est super chouette. Allez-y tous!!!!!
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L
Tout d'abord merci pour ton commentaire. J'apprécie toujours que ceux qui sont de passage sur mon site me laisse une petite trace...et puis ça me permet en retour d'aller sur leur site. voila voilà.<br /> Dans un prochain article je tenterai d'expliquer comment j'en suis arrivée à cette philosophie de vie non par utopie et illusion mais plutôt pour survivre quelque part. Bises
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P
Comme je t'envie! Moi, j'attends toujours ce déclic que tu as eu à la lecture de ces deux oeuvres... Je suis obsédée par le fait de PROFITER, mais n'y parviens pas...<br /> Ton site est magnifique, je reviendrai ;-)
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A
C'est très jolie ce que tu as ecris, et si c'est réellement ta vie, tu dois être comblée :)
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