Fleur de Satan et Poudre d'Ange...

Fleur de Satan
Ou "Le Principe de l'Oscillation Intempestive".
Babord, tribord, vascillant d'un bord à l'autre, portée par le courant.
Je cherche mon milieu.
Pourquoi faut-il sans cesse se sentir entre deux?
Entre deux instants, comme entre deux choix
Entre deux vies comme entre deux facettes?
Je suis cette balance, cette femme aux bras tendus que le temps fait pencher d'un côté ou de l'autre et si peu souvent tenir droite.
Oscillante, je ballade ma lumière entre Bonheur et Tristesse.
Pourquoi, pourquoi n'y a t'il pas de constance?
Pourquoi n'existe t'il que si fébrilement cet état où les choses et les sensations demeurent, perdurent et fleurent bon la quiétude.
Une balance, à qui trop de bonheur fait peur et qui pressent déjà l'instant d'après, qui le redoute surtout.
Une balance, qui se refuse à trop de tristesse par goût et appétit de vivre et de rire.
Où est le juste équilibre pour ne pas glisser de l'un à l'autre?
Quand le bonheur est trop fort, pouvoir le trouver encore trop petit et en rajouter encore au lieu de donner en contre poids toute la mesure des soucis quotidiens?
Et quand la tristesse s'en vient avec ce que la morosité engendre, pouvoir se dire que cet état ne va pas durer et contre balancer par petites doses de joie.
Mais ça ne se passe pas comme cela. Pourquoi j'ai toujours cette peur que le Bonheur ne soit acquis? Pourquoi je redoute toujours que la tristesse ne m'envahisse plus que lui? Je garde pourtant les yeux ouverts pour ne jamais le perdre de vue mais il y a toujours des rappels à l'ordre comme si l'on devait toujours le tempérer, comme s'il était indécent.
Je crois qu'en fait cette satanée oscillation va trouver sa fin dans ma décision.
C'est mesurer le bonheur aux soucis qui me semble indécent.
On a droit au bonheur chaque jour, aussi infime ou immensémment grand soit il. Aussi insignifiant pour les autres aussi, aussi égoïste sans doute.
Mesurer un bonheur à un autre me paraît plus salvateur et profitable que ce qui avait valeur de contre poids jusqu'ici.
Alors, comme les soucis sauront bien se rappeler à nous de toutes façons, ce soir je mets ma balance à niveau.
Mon oscillation intempestive, je la mets en suspens au dessus de ma vie.
J'arrête de ramer d'un bord à l'autre et de passer du Bonheur au trente sixième dessous.
Enfin, j'essaye...
Ma balance interne commence à avoir de l'âge et je présume peut-être de ses possibilités.
Mais je reste confiante.
Et si j'oscille, ce sera entre deux bonheurs.
Pour le reste, la poubelle n'est jamais très loin...

Fleur des Anges
La tête doit être dévissée, les mots aussi.
Je sais qu'elle est encore sur les épaules mais j'ignore dans quelle sens!
J'ignore même si elle en a un...
Ce soir je suis en vrac et j'ai du gober ma boussole.
Je suis paumée au milieu de moi même et je constate qu'il y a là un sacré fatras de mots inutiles.
Excusez le désordre, je vais tâcher de me rassembler un peu. Oups, c'est que j'ai une fâcheuse tendance à me répandre moi et quand les neurones s'éparpillent, c'est pas bon pour ce que j'ai!
Je rigole.
Le tonnerre et la pulpe sont à l'intérieur, faut juste que je me secoue.
Mais j'ai une de ces flegmes depuis deux jours, mortelle.
Alors, Lady ou pas ce soir je vous fais faux bond mes amis, je serai plus à ma place à ronfler (et oui les Lady ronflent aussi !) qu'à écrire mes futilités.
Je n'ai pas bu, je n'ai pas fumé
J'aurais peut être du...
Au moins je saurais pourquoi je n'oscille pas,
Pourquoi je suis dévissée....


Publicité