Le Miroir des Apparences...
A Moyra...
A l'entendre parler de sa vie, à l'entendre même parfois parler d'elle même on en aurait maudit l'existence.
On aurait mis un voile sur tous les miroirs pour ne jamais l'y trouver, on n'aurait même plus eu de miroir du tout...
On l'imaginait sans beauté, puiqu'elle s'en disait dépourvue.
On l'imaginait au plus fort de nous-même sans pourtant vraiment y croire.
Parce que les êtres sans beauté ne nous semblaient pas devoir lui ressembler.
Et cette image, que malgré elle, elle nous donnait avait ce quelque chose...cet indéfinissable qui s'accrochait à nos pensées. D'elle, il restait toujours quelque chose en nous.
Mais pas de cette détresse dont elle nous parlait, non pas de ce vide d'elle-même non plus, ni de cette anti beauté dont elle s'affublait.
Il suffisait de la regarder....

Elle se disait bossue, traînant la patte plus souvent qu'à son heure, la tête courbe et bien mal en dedans.
Elle se disait disgracieuse mais nous n'en avions que faire...l'image était là,
banissant tous ses mots.
Son corps, sa tête, son visage tout lui semblait cruel. Et pourtant...

Nos yeux étaient déjà ailleurs. Déjà portés sur le sublime.
Son visage nous était tout aussi familier que ses mots, ses yeux tout aussi transparents que son âme.
Il n'y avait qu'elle qui ne le savait pas.
Peut-être que lire dans les miroirs une image qu'elle voyait définitivement ternie, ne lui permettait pas de voir ce qui se cachait réellement dans son dos.
Peut-être ne l'avait elle même jamais soupçonné.
Peut-être ne l'aurait-elle jamais su si elle n'était passé par là.
Peut-être aurait-elle toujours ignoré cette beauté là qui était la sienne...

Et pourtant, elle savait voler, mais elle n'avait jamais du se poser la question de savoir comment...
Et nous la regardions.
Sans comprendre que son désarroi soit si profond, sans comprendre pourquoi tout à coup.
Nous la trouvions si belle.
Regardez comme elle l'était.

Son corps servait à révéler cette beauté là.
Bien sûr, bien sûr elle l'aurait voulu de la même beauté. Bien sûr.
Mais elle pouvait encore voler.
Elle n'osait plus.
Elle volait avant d'autre manière et ignorait celle qui lui venait aujourd'hui.
Elle tournait le dos à son image, comment aurait elle pu savoir?
Jusqu'à ce qu'un jour, affaiblie et triste de se croire si vide de désir, elle ne décide de brûler sa vie au seul feu du soleil.
Il n'était pas si cruel. Bien au contraire.
Il en fit son ami et marqua sur le sol, ce que le miroir lui cachait.
Elle attendait la brulûre du coeur, elle eu celle du bonheur.
Le soleil lui dessina sur le sol, ce qu'elle ne pouvait voir et la révéla...

Elle comprit alors qu'elle pouvait encore voler. La flamme qui venait de la caresser ne venait plus du dedans mais d'ailleurs.
Alors elle décida d'essayer.
Elle se mit à être belle.
Belle parcequ'enfin elle se mettait à y croire.
Nous nous n'avions qu'à la regarder. Elle entreprit de prendre son envol, là tout au bord de son monde mais de n'en point basculer...

Et la magie put reprendre son cours.
Le vol de la libellule, le vol de cette femme là avait repris.
Sa beauté l'avait rejointe alors qu'elle ne l'avait jamais perdue.
Nous regardions ses ailes, elle regardait son corps.
Peu importait en somme.
Une libellule ou une femme en plein vol, n'est ce pas sublimement beau?

Moyra

J'ai fait ces photos vraiment par hasard aujourd'hui, sur le bord d'un terrain de foot. Comme quoi, rien n'est jamais vraiment le fruit du hasard....
Lady
On aurait mis un voile sur tous les miroirs pour ne jamais l'y trouver, on n'aurait même plus eu de miroir du tout...
On l'imaginait sans beauté, puiqu'elle s'en disait dépourvue.
On l'imaginait au plus fort de nous-même sans pourtant vraiment y croire.
Parce que les êtres sans beauté ne nous semblaient pas devoir lui ressembler.
Et cette image, que malgré elle, elle nous donnait avait ce quelque chose...cet indéfinissable qui s'accrochait à nos pensées. D'elle, il restait toujours quelque chose en nous.
Mais pas de cette détresse dont elle nous parlait, non pas de ce vide d'elle-même non plus, ni de cette anti beauté dont elle s'affublait.
Il suffisait de la regarder....

Elle se disait bossue, traînant la patte plus souvent qu'à son heure, la tête courbe et bien mal en dedans.
Elle se disait disgracieuse mais nous n'en avions que faire...l'image était là,
banissant tous ses mots.
Son corps, sa tête, son visage tout lui semblait cruel. Et pourtant...

Nos yeux étaient déjà ailleurs. Déjà portés sur le sublime.
Son visage nous était tout aussi familier que ses mots, ses yeux tout aussi transparents que son âme.
Il n'y avait qu'elle qui ne le savait pas.
Peut-être que lire dans les miroirs une image qu'elle voyait définitivement ternie, ne lui permettait pas de voir ce qui se cachait réellement dans son dos.
Peut-être ne l'avait elle même jamais soupçonné.
Peut-être ne l'aurait-elle jamais su si elle n'était passé par là.
Peut-être aurait-elle toujours ignoré cette beauté là qui était la sienne...

Et pourtant, elle savait voler, mais elle n'avait jamais du se poser la question de savoir comment...
Et nous la regardions.
Sans comprendre que son désarroi soit si profond, sans comprendre pourquoi tout à coup.
Nous la trouvions si belle.
Regardez comme elle l'était.

Son corps servait à révéler cette beauté là.
Bien sûr, bien sûr elle l'aurait voulu de la même beauté. Bien sûr.
Mais elle pouvait encore voler.
Elle n'osait plus.
Elle volait avant d'autre manière et ignorait celle qui lui venait aujourd'hui.
Elle tournait le dos à son image, comment aurait elle pu savoir?
Jusqu'à ce qu'un jour, affaiblie et triste de se croire si vide de désir, elle ne décide de brûler sa vie au seul feu du soleil.
Il n'était pas si cruel. Bien au contraire.
Il en fit son ami et marqua sur le sol, ce que le miroir lui cachait.
Elle attendait la brulûre du coeur, elle eu celle du bonheur.
Le soleil lui dessina sur le sol, ce qu'elle ne pouvait voir et la révéla...

Elle comprit alors qu'elle pouvait encore voler. La flamme qui venait de la caresser ne venait plus du dedans mais d'ailleurs.
Alors elle décida d'essayer.
Elle se mit à être belle.
Belle parcequ'enfin elle se mettait à y croire.
Nous nous n'avions qu'à la regarder. Elle entreprit de prendre son envol, là tout au bord de son monde mais de n'en point basculer...

Et la magie put reprendre son cours.
Le vol de la libellule, le vol de cette femme là avait repris.
Sa beauté l'avait rejointe alors qu'elle ne l'avait jamais perdue.
Nous regardions ses ailes, elle regardait son corps.
Peu importait en somme.
Une libellule ou une femme en plein vol, n'est ce pas sublimement beau?

Moyra
J'ai fait ces photos vraiment par hasard aujourd'hui, sur le bord d'un terrain de foot. Comme quoi, rien n'est jamais vraiment le fruit du hasard....
Lady
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