Ma famille composite...

Publié le par L'amaraude ...



Pure fantaisie, parce que reprendre tout à zéro à ce point de ma vie
serait une gageure, et qu'on a coutume de se laisser dire "qu'on sait ce qu'on perd mais..." etc...

Ma foi ce soir, j'ai quand même pris le risque de m'inventer peut être pas une "famille" mais une troupe. J'ai voulu savoir de quoi, et de qui surtout se composerait ma famille d'un soir.
Une chimère sans doute.
Arrêtée sur des gens aussi divers qu'atypiques qui ont traversé ma vie ou auraient pu le faire.
Des portraits mis en scène pour un soir et que je vous présente:



Elle est là imperturbable. Avec ses gros seins, ses gros bras et ses grosses lèvres. Une mama. Grosse de partout, du dedans comme du dehors, toute en exagération et dont le coeur même a fini par déborder.
Une mama de chair et de sang comme une matrice où se réfugier quand on se sent ou trop bien ou trop mal. Un cocon, une mère, une poitrine où loger une tête endolorie et dormir...


Ses mots sont là, étalés autour de lui et il peine ce soir à s'y retrouver.C'est qu'il a tant de choses à dire. Et comme si sa vie elle-même n'était pas assez remplie, il glane dans celle des autres.
Lui n'écrit pas. Lui se souvient. Et raconte. Lui le conteur, le porteur de chimères et de vécu ce soir irais-je l'écouter ou lui confier un bout de ma vie?


Il marche tellement voûté qu'on pourrait le croire difforme.Son visage touche presque terre comme s'il voulait y entrer. Bouclé sur lui-même, comme s'il avait fait le tour de sa vie, le viel homme marche lentement. Il prend le temps avec insolence comme un défi à son grand âge. Et je l'admire. J'admire ce que le temps a fait de lui, ce que l'épreuve lui a rendu de sagesse, tout ce qu'il sait et que j'ignore encore.

Le vieux, l'ancêtre comme on dit parfois a dans les yeux ce "je ne sais quoi" de nostalgique et peut-être de résigné qui me trouble. Une jeunesse voilée par les rides sans doute et qu'avec pudeur il maintient secrète.



Il y a le clown. Celui qui rit autant qu'il pleure sur la vie.
Celui dont on ne sait au final si le "tricheur" est l'artiste ou l'homme.

Il y a cet homme dont j'ignore le nom, la forme, le physique mais dont les mains sont tout un poème. Les yeux fermés je les touche et je devine jusqu'où il m'accompagnera. Un toucher comme le reflet d'une âme, qui dit tout bien avant qu'on ne parle.



Mais s'il ne devait y en avoir qu'un. S'il ne devait y avoir qu'un "acteur" ce soir qui m'accompagne ce serait lui. Lui dont le rire m'est si familier. Lui qui me garantit cet éclat de soleil chaque fois que je le croise. Comme un cadeau inattendu et qui vous envahit, vous bouscule et emporte tout sur son passage. Un rire qui ne laisse de place à rien d'autre et qui se trouve toujours là, fidèle et inconditionnel...
Liste non exhaustive s'il en est, qui change au gré des humeurs et du temps et qui verra encore entrer et sortir des tas de personnages dans ce grand théâtre que je trimballe avec moi...

 






 
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Publié dans Pognes tous azimuts

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M
Trouvé, mais ta pas de Teddy... ???!!! :-) C'est pas un montage... :-) Sweet
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