Réminiscence...

"Kerroch" Morbihan 1994
C'est là que tu dors, là que je n'irai jamais te border.Là que s'est arrêté la vie d'avant qui n'en verra pas commencer d'autre.J'ai laissé trop de regrets partir avec toi, trop de remords aussi, trop de questions.
Tu as gardé avec toi ma vie de petite fille, mes souvenirs et mes rêves de femme.Tu es parti et mon bel univers s'est écroulé, soufflé sur sa base. Je me croyais pourtant guérie de ton amour, si exclusif,si exigeant, si dévastateur en entamant mon rôle de femme.
J'en ai traîné de la rancoeur pour les heures que tu nous a volées. J'en ai traîné autant que de l'amour qu'il restait à te donner. J'en ai pleuré des larmes en silence pour balayer cette longue absence, mais elle dure, elle n'en finira pas de durer.
Brel disait:"On n'oublie rien de rien, on n'oublie rien du tout, on s'habitue c'est tout..."
Non on ne s'habitue pas. On se résigne pour survivre.
On ne s'habitue pas à avoir mal pour remplacer le bonheur. On ne s'habitue pas aux mots des autres pour suggérer tes paroles. On n'entend rien de leur amour pour reprendre le tien.
Petit père," ils" ne savent rien de cette blessure qui ne se mesure pas, qui va qui vient depuis trop longtemps maintenant parce qu'ils ont les leurs. Ta place n'est plus ici je le sais, je le sens, elle est ancrée dans mes souvenirs. Mais ce manque, cette douleur qui va qui vient, que semble bercer la mer, serait-ce toi qui me la rappelle, serait-ce moi qui la retient?
Il fait chagrin ce soir. On a tous les nôtres. Avec plus ou moins de nostalgie, avec plus ou moins de générosité...
Ce soir ton rocher sera le mien. J'irai dormir là où l'on t'a laissé. Kerroch nous rassemblera une fois encore. Comme avant, comme toujours peut-être...Il en restait des "je t'aime" à se dire; il reste toujours quelque chose que les morts emportent, c'est plus fort qu'eux.
Ce soir j'irai m'asseoir les pieds dans les vagues. Je regarderai Groix comme on le faisait ensemble. Un instant j'oublierai de vivre, juste un pour te rejoindre.Mais ne pas complètement mourir...pas maintenant; la vie a mis tellement de temps à m'envahir de nouveau que la mer pourra bien attendre encore....
Tu as gardé avec toi ma vie de petite fille, mes souvenirs et mes rêves de femme.Tu es parti et mon bel univers s'est écroulé, soufflé sur sa base. Je me croyais pourtant guérie de ton amour, si exclusif,si exigeant, si dévastateur en entamant mon rôle de femme.
J'en ai traîné de la rancoeur pour les heures que tu nous a volées. J'en ai traîné autant que de l'amour qu'il restait à te donner. J'en ai pleuré des larmes en silence pour balayer cette longue absence, mais elle dure, elle n'en finira pas de durer.
Brel disait:"On n'oublie rien de rien, on n'oublie rien du tout, on s'habitue c'est tout..."
Non on ne s'habitue pas. On se résigne pour survivre.
On ne s'habitue pas à avoir mal pour remplacer le bonheur. On ne s'habitue pas aux mots des autres pour suggérer tes paroles. On n'entend rien de leur amour pour reprendre le tien.
Petit père," ils" ne savent rien de cette blessure qui ne se mesure pas, qui va qui vient depuis trop longtemps maintenant parce qu'ils ont les leurs. Ta place n'est plus ici je le sais, je le sens, elle est ancrée dans mes souvenirs. Mais ce manque, cette douleur qui va qui vient, que semble bercer la mer, serait-ce toi qui me la rappelle, serait-ce moi qui la retient?
Il fait chagrin ce soir. On a tous les nôtres. Avec plus ou moins de nostalgie, avec plus ou moins de générosité...
Ce soir ton rocher sera le mien. J'irai dormir là où l'on t'a laissé. Kerroch nous rassemblera une fois encore. Comme avant, comme toujours peut-être...Il en restait des "je t'aime" à se dire; il reste toujours quelque chose que les morts emportent, c'est plus fort qu'eux.
Ce soir j'irai m'asseoir les pieds dans les vagues. Je regarderai Groix comme on le faisait ensemble. Un instant j'oublierai de vivre, juste un pour te rejoindre.Mais ne pas complètement mourir...pas maintenant; la vie a mis tellement de temps à m'envahir de nouveau que la mer pourra bien attendre encore....
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