
Il faut dire qu'il faisait beau
Il faut dire qu'il faisait chaud et que l'esprit était déjà ensoleillé. A la terrasse des cafés ce soir là, ça parlait fort. La convivialité était de mise pour échanger qui un sourire, qui un regard complice sur la tenue de sa voisine...
Mais ce soir là aussi, il y avait quelque chose de plus. Quelque chose qui indéniablement rassemblait les foules de façon presque magique...
Un ballon, rond qui plus est, une boule blanche comme un soleil qui réunit le monde à ses pieds.
Adepte ou pas on se laisse griser, chauffer par ce soleil là qui met la liesse en coeur. Parce que c'est un soleil de cuir qui se passe de l'un à l'autre sans différence de classe, sans racisme, sans tous ces aléas qui pourrissent la vie de certains.
Il n'y a plus que le plaisir, la ferveur et cet engouement qui poussent les regards tous dans le même sens. On suit avec une excitation que l'on peine à dissimuler, les allers et venues de cette balle de cuir jusque...dans les caisses.
Et là, là c'est l'apothéose.
Le ballon rond, celui qui les rassemble TOUS.
Le Précieux. Celui qui rassemble là où souvent tout divise.
Aujourd'hui c'est Jour de Liesse. Et c'est un simple ballon qui a fait CA !
Et demain? Demain que restera t'il dans les esprits de ce jour où bras dessus bras dessous on a fêté le même bonheur dans les rues? C'est qu'il fallait les entendre ces klaxons, les voir ces visages radieux, les suivre ces fêtards entraînés dans la sarabande.
Parce que moi, même moi qui ose arborer au milieu de ce fatras un tee shirt où trône la phrase "je déteste le foot", eh bien même moi j'ai eu une de ces émotions à voir, à vivre ce moment extraordinaire où la foule, massée devant l'écran géant, s'est levée dans un même élan, pour crier et hurler sa joie...

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A venir ...



















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