Ca peut aider ...

J'ai 38 ans, un peu moins d'années de sagesse (lol), une passion pour l'écriture et l'autre pour la photo.
Entre les deux s'installent tous ces instants qui croquent sous la dent et dont je ne me lasse jamais de savourer le croustillant.

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 "Les Vivants et Les Morts" de Gérard Mordillat
Magistral, profondément attachant, le Germinal des années 2000

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Dimanche 2 juillet 2006

Il faut dire qu'il faisait beau

Il faut dire qu'il faisait chaud et que l'esprit était déjà ensoleillé. A la terrasse des cafés ce soir là, ça parlait fort. La convivialité était de mise pour échanger qui un sourire, qui un regard complice sur la tenue de sa voisine...

Mais ce soir là aussi, il y avait quelque chose de plus. Quelque chose qui indéniablement rassemblait les foules de façon presque magique...

Un ballon, rond qui plus est, une boule blanche comme un soleil qui réunit le monde à ses pieds.

Adepte ou pas on se laisse griser, chauffer par ce soleil là qui met la liesse en coeur. Parce que c'est un soleil de cuir qui se passe de l'un à l'autre sans différence de classe, sans racisme, sans tous ces aléas qui pourrissent la vie de certains.

Il n'y a plus que le plaisir, la ferveur et cet engouement qui poussent les regards tous dans le même sens. On suit avec une excitation que l'on peine à dissimuler, les allers et venues de cette balle de cuir jusque...dans les caisses.

Et là, là c'est l'apothéose.

Le ballon rond, celui qui les rassemble TOUS.

Le Précieux. Celui qui rassemble là où souvent tout divise.

Aujourd'hui c'est Jour de Liesse. Et c'est un simple ballon qui a fait CA !

Et demain? Demain que restera t'il dans les esprits de ce jour où bras dessus bras dessous on a fêté le même bonheur dans les rues? C'est qu'il fallait les entendre ces klaxons, les voir ces visages radieux, les suivre ces fêtards entraînés dans la sarabande.

Parce que moi, même moi qui ose arborer au milieu de ce fatras un tee shirt où trône la phrase "je déteste le foot", eh bien même moi j'ai eu une de ces émotions à voir, à vivre ce moment extraordinaire où la foule, massée devant l'écran géant, s'est levée dans un même élan, pour crier et hurler sa joie...

par Lady Angel publié dans : Poignées de pognes
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Mercredi 7 juin 2006

Je crois qu'il est temps. Temps de témoigner ici des heures heureuses passées en votre compagnie. J'étais venue déposer mes mots sans trop bien savoir pourquoi sans même savoir pour qui.

Je me retrouve après plus d'une année, à venir glâner les vôtres et à vous découvrir jour après jour.

Mais le temps m'appelle en dehors, m'appelle à vivre tout simplement. Les heures passées sur l'écran ne sont pas celles passées à profiter du monde.

Biensûr j'ai ici des amis(es), des amis peut être même qui se cachent ou que j'ignore encore.

Et parce que j'aime ce que vous avez chacun à donner au travers de vos blogs, au travers de vos mots, je ne vous oublierai pas. Vous avez partagé, souvent même sans le savoir, nombre de mes émois, de mes peines et de mes joies. Ce blog reste un tremplin pour l'amitié et pour de fabuleuses rencontres.

Mais je m'oriente vers une écriture différente qui je l'espère m'apportera dans un futur proche la satisfaction de publier et si je n'essaye pas, si je ne me donne jamais CE temps là, je ne saurai jamais si cela était possible.

Alors il est temps de vous dire à tous l'émotion qui est la mienne à ne plus venir vous rendre ma visite quotidienne. Je reviendrai sans doute et en attendant que cela soit possible je vous souhaite de faire sur le Net d'aussi belles rencontres que j'ai pu en faire et de partager autant de bonheur que j'ai pu en vivre ici.

Il nous reste le mail en cliquant sur "contact" en bas de ce blog et tellement de mots partagés.

Avec toute mon amitié

Lady:)

par Lady Angel publié dans : Poignées de pognes
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Lundi 1 mai 2006

Avec l'aimable autorisation du propriétaire des lieux

Je m'étais déjà fait cette réflexion au cours de mes nombreux passages sur Terre. J'avais appris à observer les hommes, leurs manières, leurs manies, leurs us et leurs coutumes.

Et si parfois s'ils me surprenaient, ils parvenaient aussi à m'enchanter. Ils avaient, derrière le personnage qu'ils se créaient bien souvent, l'habitude d'évoquer des mondes parallèles, des univers que je ne percevais pas et que m'offraient pourtant leurs mots.

Souvent, souvent j'avais imaginé, ce qui pouvait ce cacher derrière ce qu'ils nommaient douceureusement "leur jardin secret".

Je crois qu'en ce jour d'Avril, je l'avais touché du bout des ailes...

Du moins, c'est ainsi que je l'avais imaginé pour eux. Quelque chose qui aurait des allures de paradis, quelque chose aux couleurs mêlées mais subtilement harmonieuses. Quelque chose de fragile aussi, de cristallin, de précieux.

Un "jardin secret" tout juste offert aux yeux mais dont les senteurs subtiles, les plis et les recoins ne s'offrent qu'aux initiés. Un jardin dont la beauté n'est pas tant dans le regard qu'on lui porte que dans ce qu'il évoque pour nous.

J'ai fermé les yeux et longtemps j'ai cherché à savoir à qui, à quel homme, à quelle femme pouvait appartenir ce trésor. J'ai respiré tous les parfums, toutes les fragrances et tous les oublis, tous les désirs et toutes les paroles muettes laissées sur ces feuillages épars.

Et la porte du jardin s'est ouverte....

Ouvert sur une multitude, sur des instants posés là près à être cueillis. Des instants bonheur de toutes les couleurs, de toutes les tailles et de tous les jours.

Un Jardin Secret qu'il n'y avait qu'à cueillir. Mais à qui était il donc?

Dans ce grand miroir je n'ai vu que moi, moi qui me croyais de passage, moi qui ne serais pas entrer si un jour je n'avais chercher à savoir, si un jour je n'avais osé imaginer ce à quoi "Un Jardin Secret "pouvait ressembler...

J'avais cru le trouver là, sur ce morceau de décor aujourd'hui, et voilà qu'à l'imaginer, je le découvrais mien...

Je ne pus me résoudre à en fermer la porte .Mieux, j'y fis entrer tous mes délices, toutes mes promesses et plus encore...

Je m'y installais sans plus attendre, et donner au ton cristallin de la vie et de mes secrets la chaleur de tous mes espoirs..

Venez, entrez dans mon antre, en ce 1er Mai, comme en tout autre jour, le bonheur se respire aux pousses de muguet comme à toute autre.

Pleins de bonnes choses à vous tous...

Lady Angel

par Lady publié dans : Poignées de pognes
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Mercredi 5 avril 2006

On était à deux pas.

A deux pas du bistrot qui hébergeait nos rires. Quelques instants plus tôt, on y était assises.

La montre au poignet et l'oeil rivé sur ce temps qui passe, on venait juste de se lever pour partir, chacune d'un bord...fallait-il qu'alors on se retrouve...

Parce que le temps a passé et qu'on est resté là, à regarder partir les heures, se vider la terrasse et se remplir ce coin de trottoir. Ce n'est pas la pluie qui battait le pavé ce soir là, pas plus que mes talons qui martelaient le sol.

Non, nous étions à deux pas du bistrot, l'antre des discussions. Nous aurions pu y rester, n'en point partir et enchaîner nos confidences. Mais l'endroit soudain nous est apparu trop familier, trop coutumier du fait sans doute et nous l'avons quitté pour un ailleurs peu éloquent.

Un bout de trottoir. Un bout de pavé où tout un chacun vient battre de l'aile, vient flotter en passant sans jamais trop s'y attarder. Peut être la dame du soir qui vend son reste de vertu aux preneurs d'âmes...peut être. Peut-être est-ce la seule à avoir égrainé ses chagrins et ses déboires par tous les temps, par tous les jours.

Mais nous. Nous qui venons battre le pavé de nos mots. Nous, nous qui nous répandons sans fausse pudeur, de tout notre saoul dans la tiédeur du soir. Que nous arrive-t'il?

Ce pavé c'est la place des déboires, le caniveau de l'homme ivre que la vie même a jeté. Ce pavé c'est le marque-page des amoureux qui s'y donnent le premier comme le dernier de leurs  baisers. Ce pavé c'est la fête, l'opulence des marchés d'été, le cartable qui roule vers la première rentrée, le talon décidé de la femme pour l'amant, le petit pas de la maman qui promène son tout-petit. C'est aussi le miroir de quelques larmes, le berceau de nos pensées quand notre vague à l'âme nous perd sur le bitume. C'est là qu'un chien vagabond est venu renifler, qu'une pièce de six sous s'en est venu rouler, que subrepticement le portable a sonné, que la première pluie s'est mise à tomber.

A deux pas. A deux pas l'une de l'autre, nous en avons fait notre territoire. Pour une petite heure qui a pris des allures d'éternité, nous avons déballé là toute notre amitié. Nous l'avons regardée se construire mot à mot, s'embellir de confidences et prendre ses couleurs au feu du soleil, comme à celui de nos sourires.

Pourquoi là, pourquoi pas au bistrot? Je crois qu'il est des mots qui ont besoin d'espace, besoin de place et de respirer. Il n'y avait que là, sur ce lieu à tout le monde que l'on pouvait marquer la différence sans en avoir l'air, là en plein jour, sans y prendre garde. Nous avons parlé. Nous avons échangé nos vies de l'une à l'autre sans nous en démunir.

Il faisait beau, il faisait soleil, t'en souviens-tu? Nous étions à deux pas l'une de l'autre, à cette distance qui suffit pour s'entendre en se regardant. C'était un jour d'Avril et nous comptions encore notre âge.

Combien de nos pas encore, combien de nos mots toujours iraient envahir le pavé jusqu'à notre trépas?

Combien de ces instants hors du temps et pourtant posés là aurions nous la chance de vivre?

Tu m'offrais là une amitié qui me débordait des mains, faites de mots simples pourtant, comme tombée du ciel sur le pavé. Il y avait des mots partout que j'emportais avec moi, sans trop me retourner ce soir là pour ne pas y rester planter.....

A toi mon amie, qui ballade le soleil dans ta musette...

Tu te reconnaîtras...

par Lady Angel publié dans : Poignées de pognes
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Vendredi 17 février 2006

Prenez une fleur entre les dents, n'importe laquelle, paraît que ça fait l'affaire. Et si les chiquots vous manquent, pincez là entre vos lèvres...Mmmmoui, comme ça....

A ce qu'en disent les chansons, les textes et les proses, avoir une fleur entre les dents est signe de liesse, de bonheur, de ravissement.

Alors c'est décidé... Demain, je plante.

Je vais aller remuer, ce qui m'a été semé en plein coeur. Ouvrir la bouche pour sourire et y laisser entrer le soleil, les parfums de la terre et la chaleur. Et qu'à tant de soleil reçu, mes lèvres se teintent et s'en amusent.

 Soleil, et des Lèvres Jaunes comme témoins d'un bonheur qui n'est jamais très loin, qui parfois tarde comme tarde le jour et qui parfois s'étiole sans jamais mourir.

Syl, trois lettres pour trois mots: Sun and Yellow Lips parce que parfois, sans qu'on y prenne gare, la couleur des choses changent ou s'intensifient, parce que parfois aussi la transparence des uns offrent des nuances aux autres, parce qu'avec un pinceau qui n'est pas le sien, la palette perd l'ombre pour la lumière.

Changer la couleur en dedans, pour changer ce qui nous entoure... J'ai le sourire teinté de jaune depuis peu, et que je me morde les lèvres, qu'il y coule encore des larmes ou du rire, le soleil est en dedans et quand bien même je l'oublierais , quand bien même il me serait impossible de le voir, ce jaune là, porté sur mes lêvres, trahirait la persistance d'y croire....

A cette amitié là, et sa pelleté quotidienne de terre jaune....

Syl, c'est pour toi...

par Lady Angel publié dans : Poignées de pognes
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Jeudi 24 Août 2006
 


"Regarder autour de soi
bien au delà même parfois
ou tout près, cela dépend
de la grandeur du bonheur à venir"



Lady Angel
 

 


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