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Les p'tites pognes

Dimanche 6 mars 2005




Me glisser contre toi et sentir la caresse de ton corps m'envahir.
Tu es mon tout-petit, mon tout mignon, mon amour.
Je te réchauffe. Tu te blottis et je t'aime.
Et je ne sais plus qui de toi, de nous deux ou de moi réclame l'autre.
Nos tendresses se répondent, nos gestes se complètent et ta douceur devient la mienne quand tu te poses dans mes mains.

Mon tout-petit, mon petit soleil du matin, tu me rappelles à mes promesses, à toutes celles que je t'ai faites comme à celles que j'ai su garder
Et je ne peux que te chérir de m'assurer tant de bonheur.

Dors contre moi mon tout-petit, mon tout-mignon, mon amour
Reste blotti contre mon corps à attendre que les jours passent
L'amour est là et tu n'as plus qu'à te servir
comme à boire ces baisers velours
que je dépose sur toi.

Te glisser contre moi et sentir la caresse de mon corps t'envahir.
Je suis ta petite maman, ton ange et ton amour
Tu me réchauffes. Je me blottis et tu m'aimes.

A mon soleil et mon étoile




 
Par L'amaraude crokmitaine
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Samedi 26 mars 2005





 
Par L'amaraude ...
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Mardi 26 avril 2005

Assouan
Photo perso

Du safran...et du sable. De ce sable jaune qui souille tout ce qu'il touche, des semelles à la peau sans jamais atteindre l'âme.
Parce qu'aussi étrange que cela soit, il souille le corps mais ravit le dedans.
Ce sable étale, qui se fond dans l'horizon, a une couleur, une odeur que l'on n'oublie pas.
10 ans, 10 longues années qui me séparent de mes premiers pas sur la terre d'Egypte. 10 ans que j'y ai posé autant de rêves portés par l'enfance, que d'émerveillement d'adulte.




 
Par L'amaraude
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Mercredi 4 mai 2005

Photo perso des dits "yeux"


J'avais du rire plein la tête.
Du rire comme autant de soleils pour parer les jours où la grisaille vient autant du dedans que du dehors.
Il faisait un de ces temps où l'on a envie vraiment de se laisser vivre avec une énergie presque insolente.
Comme si les premières chaleurs donnaient de la lumière à tout,aux souvenirs, au présent comme aux projets.

J'étais radieuse.

Et puis, il est arrivé. Il est entré dans la pièce avec ses larmes plein les joues. Il est venu déposer son chagrin au beau milieu de ma quiétude, comme un paquet trop lourd à porter qui lui serait tombé des bras.
Un chagrin bien trop grand pour un si petit bonhomme, qu'il avait trouvé dans son tas de jouets.

Aussi, comme pour s'excuser de m'avoir surprise, il a ajouté cette petite phrase:
"Il doit y avoir beaucoup de gens trop malheureux que mes deux papy ils soient  morts..."

C'est à ce moment précis qu'on s'en veut d'avoir grandi et d'échapper au ressenti de nos petits.

Stoppée en plein envol, je me suis écrasée sur la banquette. Pour me rattraper, j'ai juste pu ouvrir les bras, y recueillir un petit oiseau tout juste sorti du nid, mon petit oiseau, mon petit homme.
Il a pleuré,comme on tousse, pour faire passer ce qui gêne.
Et puis le rire est revenu vibrer entre nous deux. Mon petit oiseau a laissé là son chagrin pour repartir avec un nouveau bagage, plus léger celui-là.
Je l'ai regardé s'éloigner, les yeux encore mouillés, en espérant secrètement que ces larmes là soient des larmes de joie...




 
Par L'amaraude
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Lundi 9 mai 2005

Photo perso "Nigelle de mon jardin"

Je dédis ce texte à Aika, à Eric et à tous ceux qui ce soir ont le moral en berne...


Il pleuvait je crois ce jour là. Un temps de chien comme on n'en fait qu'ici, dans ce pays de craie.
Il pleut toujours d'ailleurs quand on va mal, mais c'est en dedans que se passe le déluge, en dedans que les larmes se perdent.

C'était peut être le jour où la maladie m'a fait grandir, en fauchant dans notre famille un petit ange de 7 ans. J'en avais 9 et venais d'apprendre"l'absence" . Baignée dans le silence, puisque les "grands"n'osaient rien dire, j'ai compris trop vite et trop petite combien la vie était éphémère...

C'était peut être cette autre fois où j'ai pleuré en silence. Enfermée dans les toilettes, à attendre que la crise passe. Lui était saoul, elle criait, ma peur et moi étions scotchées. Chasser le souvenir et ne plus entendre ces mots...jamais.

C'était hier. J'étais enceinte. Mon tout petit allait naître dans quelques mois. Il prenait déjà toute la place et dans mon ventre et dans nos vies.Il restait 4 mois à attendre.4 tous petits mois. Il restera toute une vie à regretter que son grand père ne l'ait jamais connu...

C'était un jour banal. Une idiote consultation chez l'orl que j'aurais pu reporter.Annuler même puisque je ne savais même pas pourquoi je venais. Et puis,face à 34 ans,le gentil docteur a pris un air contrit, une mine dépitée. Je n'ai d'abord rien compris....Normal me suis-je dit ensuite. J'ai su ce jour-là que j'avais perdu 40% d'audition et que cela n'allait pas s'arranger....

Il y a eu ce jour là aussi. Jour redouté, hélas renouvelé. Ce jour maudit où le téléphone a sonné trop tard, pas à la bonne heure. A l'heure où d'ordinaire je ne suis déjà plus au bureau. Pour m'annoncer la mort d'un ami trop jeune, d'un collègue trop proche, d'un être trop chouette. J'ai pris l'injustice en pleine face et sa mort en plein coeur parce que la descente avait été si longue qu'on n'attendait plus rien, ni de la vie, ni de la mort....J'ai eu ce jour là,l'impression de perdre mon père une seconde fois tant leur parcours étaient semblables...

Et puis cette fichue saloperie qui en 3 ans a touché à grands bras nombre d'êtres chers. Ce satané cancer qui n'a l'air d'épargner personne. Ok c'est bon, chacun le sien. Il a pris trop vite, trop tôt les années de bonheur de mes petits auprès de leur papy. Il a bousculé le bonheur de mes proches sans le moindre remord ! Il a instauré la crainte. Inévitablement. En plein coeur de la vie, il a semé le doute....

Alors voilà, il pleuvait sans doute ce jour là et pourtant... Pourtant ou"justement" j'ai voulu m'offrir tout le reste, tout ce que j'avais savourer "avant" de savoir, sans me douter que les choses étaient si dures.
J'ai pris le bonheur là où parfois il n'était même pas. J'ai regardé la couleur des choses à nouveau, après avoir des années durant fermé les yeux. J'ai respiré tous les parfums que je ne sentais plus et m'en suis enivrée. J'ai décidé de ne plus pleurer sur le sort du monde et au contraire de ne plus voir que les bonnes choses. Au début je n'ai rien vu...que le noir.
Et puis...

Et puis j'ai pris l'appareil photo pour voir les choses de plus près. J'ai pris des sourires. J'ai écouté uniquement les gens gais et rieurs. J'ai savouré le temps pris auprès des autres, la beauté des paysages.
J'ai nié ce qui me faisait mal pour me gaver du reste. J'ai censuré la souffrance et mes peurs pour exacerber le reste. J'ai écrit. Ecrit jusqu'à l'overdose. Et enfin j'ai profité....de tout, même de mes illusions.

 
Par L'amaraude
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