Ca peut aider ...

J'ai 38 ans, un peu moins d'années de sagesse (lol), une passion pour l'écriture et l'autre pour la photo.
Entre les deux s'installent tous ces instants qui croquent sous la dent et dont je ne me lasse jamais de savourer le croustillant.

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 "Les Vivants et Les Morts" de Gérard Mordillat
Magistral, profondément attachant, le Germinal des années 2000

 Exotisme et dépaysement.

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Lundi 31 octobre 2005
Parce qu'il y a des soirs où franchement malgré la taille du mini cerveau qui occupe ma tête, l'imagination me fait un peu défaut...

Parce que PONDRE un article n'est pas toujours si aisé qu'on pourrait le croire.

Parce que j'ai dû à un moment donner m'en plaindre au lieu de m'en réjouir,
Monsieur s'est mis en tête ce soir de m'aider dans cette périlleuse entreprise et pour se faire n'a reculé ni devant le ridicule, ni devant l'extravagance.
Jugez plutôt...

Là c'est moi, paisible et repue, la poulette en mal de ponte et cherchant désespérément le déclic qui m'y aiderait...


Ferme de Vertuelle Octobre 2005

J'ai beau tortillé tant de la tête que du croupion, rien n'y fait.
L'heure n'est pas à la ponte et monsieur s'impatiente.
Il me voudrait moins caquetante et d'un parler certes plus châtié, plus "goutu"; mais je caquette. Je caquette à tout va d'ailleurs et ne sait faire chanter mes mots.

Il s'insurge contre ce qu'il dit être une mauvaise volonté à faire du beau phraser. J'aligne mes notes dit il sans aucune harmonie, sans les lier les unes aux autres, sans que l'on puisse donner sens à mon discours.
Et bien qu'il essaye donc...
Le voilà qui s'emporte dans son courroux et fait rouler son oeil réprobateur..



Et bien qu'il me montre! Qu'il le ponde lui son article du soir au chant mélodieux ! Pusique moi je ne sais que cliqueter du bec à ce qu'il en dit...

Hmmm!

Aussitôt les grands airs. Et voilà mon seigneur qui se fait fort de m'instruire.
Et de gonfler le jabot, et d'en faire sans doute un peu trop pour ne plus aligner des mots mais tout un discours à la foule...



Ah certes, le phraser est beau et sonore et j'entends bien à ce qu'il réveille en moi me plus vif désir de l'imiter.

Monsieur m'en impose mais je ne pondrai point ! Je ne puis. Je suis éparpillée dans mes mots et cherche tous azimuts à les rassembler tous.Je pioche à tout va, les goûte et les savoure mais il y en a partout.



Je m'en veux, je voudrais tant lui montrer que moi aussi je sais chanter.
Lui pondre, au prétentieux, mon doux  extrait d'amour.
Mais rien ne vient. Ni mot, ni phrase, ni article.
Il va s'en irriter. Grand bien lui fasse, je ne suis qu'une poule après tout, pas un rossignol !





Il se sent fort d'appeler ses potes à la rescousse pour  leur signifier mon forfait.
La poulette n'est pas à la hauteur mais elle saura vous épater messieurs, n'ayez crainte.

De dépit monsieur  descend de son perchoir et dans sa précipitation manque tomber à bas. Pauvre homme que voilà ! 



Je chanterai demain, et bien plus fort que vous mon cher et ne vous en déplaise.

Vous pouvez bien céant vous en balancer et me tourner le dos, je pondrai à mon heure . Et devant votre éclat, j'étalerai mes mots, mes articles et mes phrases. Je chanterai le bonheur, l'amour et le soleil.
Je ne caquetterai plus et vous épaterai.

Allez faire votre fier et jouer du jabot
Tournez moi le dos si cela vous plaît



Mais ma chanson vaudra bien la vôtre
Lorsque j'aurai retrouvé mes mots.
En attendant permettez que je caquette
Encore et encore
Et encore et encore....

Et que je ponde à mon heure...










par Lady Angel publié dans : Pognes tous azimuts
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Samedi 29 octobre 2005

C'est le genre de choses auxquelles on n'est jamais bien préparé. Comme à trop plein de peine, un trop plein de bonheur semble parfois presque encombrant.

Le genre de truc pour lequel il n'y a ni nom qui convienne, ni espace qui s'y mesure. Une chose, un truc, un machin qui soudainement envahit tout, le temps, la vie, le ciel et nous-mêmes.

On voudrait d'un seul coup se découvrir des yeux plus grands pour y faire entrer la lumière, pour ne rien oublier surtout . Se souvenir, se souvenir coûte que coûte d'un visage ou d'un sourire, d'une voix qui forçait  le plaisir à chaque mot lancé.

Comme elles semblent petites ces poches où l'on voudrait tout faire tenir. Tasser le bonheur quitte à le fripper un peu et mettre son mouchoir dessus. Y caler sa pogne aussitôt pour ne jamais qu'il se sauve, jamais qu'il aille courir d'autres coeurs.

Comme on voudrait graver l'instant quelque part, faire de la place dans nos souvenirs pour magnifier celui-là ! Mais où? Où trouver le refuge qui l'éloignera de l'oubli? Où camoufler ces mots d'amour, ces mots intenses, ces mots d'amis ou ces promesses pour ne pas les enfouir et pourtant ne pas les exposer. Qu'en fera le temps, qu'en fera la vie quand s'étiolera le rêve?

Mais se souvenir. Pour les jours colorés d'autres teintes, pour les jours où rien ne vient. Ressortir la pierre blanche qui avait marqué celui-là et la tourner entre ses mains.

Se dire égoïstement que tout cela est bien à nous, lointain peut être mais ancré dans ce qui nous fait, immuable...

Ne pas encore se projeter, pour ne pas s'éloigner trop de ce bonheur encore tout frais.

Entendre nos rires encore, s'étirer comme une dernière parole, une acolade complice qui se passerait de mots.

J'ai du bonheur plein les poches et l'arrogance parfois d'y croire. Sans doute est-ce pour masquer ma peur de le voir s'effriter un jour.

Je serre les poings, je serre le coeur pour y retenir toute ma joie. Je ne veux rien oublier de cet élan, de l'émotion de ces instants. Les images et les mots se bousculent pour entrer tous dans ma mémoire.

Vite refermer derrière moi pour n'en rien laisser sortir.

Tout juste restera-t'il cet insolent sourire que j'accroche à mes lèvres, témoin de ce que le bonheur laisse de beauté en moi.

Ne jamais, ne jamais me séparer de ma pierre blanche...  et continuer selon mes convictions à ne pas vouloir croire que "toutes les bonnes choses ont une fin"...

C'est une ineptie car  "Tout a une Fin" si l'on considère que la mort est le final de toute chose...et puis après....il  y a ce qui perdure...malgré tout.

Se souvenir de ce jour là, s'il ne doit en rester qu'un qui dure...

 

par Lady Angel publié dans : Au fond des poches
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Mardi 25 octobre 2005

Il me semblait ce matin que tout avait une allure différente.

Les choses semblaient s'évaporer aussi vite qu'elles prenaient corps, et les pensées elles mêmes tardaient à se formuler.

Les mots cognaient contre mon corps sans que je ne les ramasse, jamais les bons, tous de trop.

Je n'avais pas envie qu'on me parle, pas plus que je n'avais envie qu'on m'entende.                               

La peur de briser l'instant présent en entrant dans celui d'après.

Alors j'ai tout suspendu, et le temps et le reste.

Et j'ai quitté, en fermant les yeux, le monde qui m'entourait.

Aujourd'hui je me suis lovée dans ma bulle. Blottie dans ma carapace diaphane pour m'isoler en secret. Parce que cela ne dure jamais. Jamais plus que le temps d'y croire.

Aujourd'hui j'ai changé de planète et taquiné l'éphémère.

Je sais qu'il n'est guère d'espace où respirer mieux qu'en soi même mais cela ne dure jamais. Jamais très longtemps, jamais vraiment comme on voudrait .

J'ai teinté l'espace autour de moi, à la couleur de certains rêves. Et j'ai fermé les yeux pour m'entendre battre. J'ai écouté le vent, la pluie et le soleil venir s'étouffer contre moi.

J'ai vibré de l'attente de retrouver les miens, de leurs promesses de bonheur et de leurs éclats de rire.

Mais j'ai voulu rester encore à tutoyer mes turpitudes, à câliner les parfums d'automne que je venais de glâner. Errer dans ma bulle avec ma solitude pour complice mais retrouver enfin le calme de toutes mes envies, de toutes mes sensations.

Ne pas me perdre non plus aux caprices de cet isolement. Ne pas me fermer aux autres en m'ouvrant au monde. Respirer la terre, mais respirer aussi tout ce qui vous transporte.

Sortie de ma bulle, cet air est aussi le vôtre.

Un dernier rêve avant le réveil, avant que ma bulle n'éclate ou se brise de tant de réalité.

Mais avant s'offrir le luxe, le luxe et la fantaisie. Parce qu'il n'est rien de réel et qu'alors tout est permis.

 Une étreinte poétique avec l'éphémère, informelle  elle aussi. Et qui sculpte sous mes yeux ce magnifique baiser .

L'important étant de toujours se souvenir qu'une bulle est faite pour exploser et n'est donc qu'un havre bien éphémère, pas un refuge.....

par Lady Angel publié dans : Pognes tous azimuts
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Mercredi 19 octobre 2005
Ce texte répond à celui écrit ce jour par mon "petit frère"sur son site.
Je vous invite à aller le lire ici
 et à revenir  pour comprendre la suite.


"Là où il est tout autant question du soleil qui nous entoure que de celui qui nous habite."


Le soleil jouait depuis des heures déjà sur tous les paysages.

D'humeur fantaisiste et joyeuse, il se plaisait à glisser de la cime des arbres jusqu'en toutes leurs ramures. Et paisiblement allait balancer ses couleurs et les faire voltiger, sur les feuilles tombantes d'automne.

Eric était là, avec ses yeux de poète, avec ses yeux d'enfant qui ne grandirait pas.
Il avait tout saisi, de la magie à la poésie et nous l'offrait ici.

Mais j'avais perçu derrière ses photos, tout autre chose.
Une magie que le soleil laissait derrière lui et qu'il n'avait pas vue.



Le soleil qui s'était fait son complice pendant quelques heures, n'était pas venu seul.
Il avait dans ses jeux, emportés quelques embruns et des bribes d'écume.
Subtilement il avait déposé sur les jardins d'Automne, des fossiles aquatiques, des feuilles figées dans l'onde et balayées au vent marin.

Des coquillages où s'entendaient non pas le vent du large, mais la nostalgie de l'été.





Là, entre pavés et herbes folles, le soleil avait séché toutes les folies de l'été. Tournées sur elles mêmes comme pour y résister, les feuilles offraient de curieuses beautés.

Et je me surprenais à y entendre des murmures, des voix venues d'ailleurs. dans ces coquillages là, j'entendais jouer le soleil et sans doute aussi mon enfance qui s'égarait.




par Lady Angel publié dans : Pognes tous azimuts
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Dimanche 16 octobre 2005
Je pars ce soir, avec si peu de choses en poche.
Tout juste quelques rêves dans ma musette
Et la tête vide, pour une fois.

Les yeux rivés sur le devenir de ce ciel qui semble attendre
Je m'installe dans le paysage
Comme une ébauche sur un tableau.


Je  suis assise au lieu de bondir et je vais le capturer lui.
Comme pour te l'offrir ou te le montrer.
Ce feu qu'on peine  à définir, cette joie comme une évidence.




Pour toi, qu'irais-je faire à décrocher la lune?
Alors qu'il va de lui-même venir dans mes filets.
Le Soleil est là, captif, et ne cherche à se débattre
Posé comme une larme de bonheur entre les mailles du temps.

Il tient pour ce soir entre mes mains,
Et je le bouscule de l'une à l'autre,
On dirait qu'il vibre et tarde à se coucher
Pour que je le cajole et l'apprivoise peut être.




Te l'offrir.
En gage de plaisir ou de bonheur,
En gage de moi-même pourquoi pas.
Dis et si ce soir on se payait le luxe de cette capture impossible?
Juste pour  ne pas avoir l'air trop sérieux.
"Heureux" devrait suffire...

On posera là l'inaccessible, à côté de toi juste pour voir.
Ce gros ballon qui garde notre enfance
Cette boule qui vascille et taquine nos rires.
Ce soir, c'est décidé, je t'offre le Soleil.




Posé à côté de toi, le soleil se fait presque oublier
Il faudra se méfier de ne le faire tomber
Ce soir le bel astre roule et joue dans nos doigts.



  Je crois pourtant avoir sur moi de quoi sans doute  le surprendre
Ce sulfureux Soleil qui attise nos joies.
J'ai de quoi le garder encore pour quelques vies
Pour toutes nos espérances et pour tous nos délires.
Regarde avec moi ce qui naît dans nos yeux
Ce plus vaste soleil qui pétille sous nos rires.
Il a pour paysage le dessin de nos corps
Et se ballade en nous au gré de p'tits bonheurs.

Accroche-le ce soir au ciel qui nous entoure
Ce soleil qu'on partage sans jamais ne le voir
Puise en nous ce trésor pour l'offrir à la nuit
Accroche au paysage un nouvel astre d'or.




Tu vois, à l'Impossible, nul jamais n'est tenu.
Il n'est rien de figé de tout ce que l'on peut croire.
Le Soleil ce soir a su trouver son double
Qu'il ne cherchait même pas
Et voyait encore moins.


Le soleil.

Un jour, je me souviens tu m'as offert le tien.
Depuis, à chaque jour,  je te dessine l'autre.

Soleil dedans.
Soleil dehors.
Viens jouer au feu du ciel.










par Lady Angel publié dans : Pognes tous azimuts
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Jeudi 24 Août 2006
 


"Regarder autour de soi
bien au delà même parfois
ou tout près, cela dépend
de la grandeur du bonheur à venir"



Lady Angel
 

 


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