Ca peut aider ...

J'ai 38 ans, un peu moins d'années de sagesse (lol), une passion pour l'écriture et l'autre pour la photo.
Entre les deux s'installent tous ces instants qui croquent sous la dent et dont je ne me lasse jamais de savourer le croustillant.

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 "Les Vivants et Les Morts" de Gérard Mordillat
Magistral, profondément attachant, le Germinal des années 2000

 Exotisme et dépaysement.

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Vendredi 30 septembre 2005
Je savais qu'un jour il me faudrait rompre le temps, rompre cette habitude qui
me tenait si loin de toi.

Je savais sans jamais oser l'espérer qu'un jour la vie oeuvrerait pour nous et qu'alors
ce ferait la Rencontre.

L'heure a sonné. Il fait soleil aujourd'hui je le sais mais celui-ci chauffe en dedans.




Je sais et pourtant je n'ose pas encore imaginer vraiment ce que cache tes mots, ce que cache ta voix
et quelle image j'aurai désormais à mettre sur tous  mes espoirs.

Il me reste à te découvrir après t'avoir tant regarder
A t'aimer peut être après t'avoir connu.

Je ne sais qui tu es vraiment, quelle est ta vie hors de la mienne
Et nous sommes là à attendre d'entrer l'un chez l'autre.
Nous sommes sur le seuil de nous mêmes, prêts à nous accueillir.
Quelle est la part de ce que je sais et celle qu'il me reste à peindre avec toi.
Je ne sais comment tu m'attends, comment tu m'espères, ni même comment je suis.
Je me cache encore derrière le flou de cette rencontre pour me révéler peut être ou m'enfuir.




Le temps, ce temps toujours, tourne pour nous le grand livre de l'existence.
Aujourd'hui nous y entrons pour y inscrire notre empreinte, fut elle furtive ou intense.
Et j'aimerais que  tu me suives.
Que pour un instant suspendu nous y entrions dans la même histoire, quelle qu'en soit l'issue
sans en connaître jamais la fin.
La roue tournera sans nous, nous irons à notre rythme pour courir après le bonheur.




Reste à jamais ce que nous  dirons nos silences et ce lien tacite qui liera nos esprits davantage sans doute que nos coeurs. Ce ne sont pas les coeurs qui pensent lorsque l'absence est trop longue.
J'irai sans toi par les routes, bien plus souvent qu'on ne le souhaite, j'irai au fil de ma vie
ballader nos espérances, nos fous rires et nos secrets.
Mais j'irai seule malgré cette rencontre car la vie fait de l'amitié même, une profonde solitude.
Cela va sans dire de l'amour...




Mais il y aura ta mémoire. Il y aura ancré en nous, le souffle de ce jour là.
Ce jour de l'inévitable où la rencontre s'impose d'elle même.
Il y aura ces jours d'après où je compterai les heures qui m'en éloignent et celles qui m'en rapprochent. Toujours au milieu d'un instant que l'on quitte et de celui à venir, errant de l'un à l'autre, sans cesse.
Ancré comme un être cher, entré en mon jardin secret comme en un mystérieux voyage, tu resteras
de tous mes délires, de toutes mes folies et de nombres de mes pensées.




J'ignore encore ce que le temps fera pour nous, mais je sais ce que je veux bâtir
avec ou sans lui.
Je veux croire qu'une rencontre n'est jamais fortuite, fusse t'elle ridicule ou minime, partie de rien comme de tout, de ta main ou de la mienne.

Les jours s'enchaînent au rythme fou de nos humeurs. Ce soir je n'ai plus peur.
Je vais au fil de moi-même glaner mon flot d'émotions...





Qu'importe le Temps, qu'importe la vie,
Qu'importe le reste,
Et qu'importe la route
Je vais
J'avance
Et il me semble que j'existe.










par Lady Angel publié dans : Poignées de pognes
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Vendredi 30 septembre 2005


A l'heure où d'autres s'infligent les plus vifs sévices corporels pour paraître plus ceci ou plus cela.
A l'heure où Madame se fait bomber le poitrail et Monsieur redonner du bombant sur le crâne
A l'heure où sont bannies les fesses tombantes, les nez crochus et les lèvres trop minces.
A l'heure enfin qui voit fleurir les bouches grillagées, les bouilles élastiquées et les "culs" rafistolés
mon doudou n'a qu'un rêve lui :
Avoir un trou dans la bouche,
Là, sous son doigt.
Un gros trou bien gore, un truc avec du sang mais qui ne fait pas mal !!!
Heureusement qu'il nous reste de vraies valeurs parce que je finirais par croire que ce n'est pas un gosse de son temps...









 
par Lady Angel publié dans : Les p'tites pognes
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Mercredi 28 septembre 2005
De L'Influence du Positif sur toutes choses et même sur celles que l'on croit figées dans l'ombre.
J'avais décidé de faire de cette semaine "Une semaine Formidable"
Par dérision sans doute, par défi aussi mais certainement pas par illusion.
Par envie aussi de croire que malgré certains chagrins qui m'obsèdent,
Il puisse y avoir une part de moi qui influe positivement sur ce que j'aurais à vivre.
Et vous me croirez si vous le voulez mais....ça marche.

Etre gai malgré soi, dépasser ses tourments même les plus forts, les occulter même s'il le faut, et surtout s'ils sont forts et forcer la gaieté pour qu'elle bouffe tout le reste.
Et donner à être gai en retour à ceux qui nous entourent.
J'ai ouvert mon poste ce matin pour découvrir ce superbe cadeau d'un ami.
Sandokan m'avait "croquée", et oui la gaieté se partage.
Voyez plutôt comme son coup de crayon est sublime.
Et rendez lui une petite visite en cliquant ici.


Dessin

bien sûr, ce n'est pas de me voir qui me plaît mais le geste et cette envie qu'il a eu de faire plaisir.



Original

Et c'est je crois l'essence même de nos sites. Au delà de ce que nous livrons de nous-mêmes, par nos mots, nos dessins nos photos, il y a ce plaisir à donner aux autres, cet envie de partage.

J'ai fait cette semaine la connaissance d'Isis.
Et c'est décidé, je me lance dans l'aventure de son petit Gibus.

Et puis, j'envoie aujourd'hui mon premier courrier qui ne soit plus virtuel à l'un d'entre vous.

Pour clore le tout, je vais faire ma première rencontre avec une personne du Net en cette fin de semaine. Bien sûr ça aide d'habiter le même coin.

Alors, je ne sais pas si de décider que le jour sera spécial, de mettre du formidable un peu partout influe vraiment sur les choses.
Bien sûr mes soucis ne se sont pas envolés.
Bien sûr.
Mais ils n'occupent plus l'essentiel de mes pensées, parce qu'il y a tout le reste.
Tou ce reste dont vous faites partie et qui grandit chaque jour.

Puissiez vous partager encore durant de longues heures le plaisir d'être simplement nous, simplement ensemble avec nos vies...pleines de trous.

Et les semaines formidables n'en finiront pas de s'enchâiner...

Ce n'est pas utopique, c'est une méthode comme une autre pour tenir et sourire à tout ce que la vie a aussi de sublime.



par Lady Angel publié dans : Poignées de pognes
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Samedi 24 septembre 2005
A Moyra...

A l'entendre parler de sa vie, à l'entendre même parfois parler d'elle même on en aurait maudit l'existence.
On aurait mis un voile sur tous les miroirs pour ne jamais l'y trouver, on n'aurait même plus eu de miroir du tout...

On l'imaginait sans beauté, puiqu'elle s'en disait dépourvue.
On l'imaginait au plus fort de nous-même sans pourtant vraiment y croire.

Parce que les êtres sans beauté ne nous semblaient pas devoir lui ressembler.
Et cette image, que malgré elle, elle nous donnait avait ce quelque chose...cet indéfinissable qui s'accrochait à nos pensées. D'elle, il restait toujours quelque chose en nous.
Mais pas de cette détresse dont elle nous parlait, non pas de ce vide d'elle-même non plus, ni de cette anti beauté dont elle s'affublait.
Il suffisait de la regarder....



Elle se disait bossue, traînant la patte plus souvent qu'à son heure, la tête courbe et bien mal en dedans.
Elle se disait disgracieuse mais nous n'en avions que faire...l'image était là,
banissant tous ses mots.

Son corps, sa tête, son visage tout lui semblait cruel. Et pourtant...




 Nos yeux étaient déjà ailleurs. Déjà portés sur  le sublime.
Son visage nous était tout aussi familier que ses mots, ses yeux tout aussi transparents que son âme.

Il n'y avait qu'elle qui ne le savait pas.

Peut-être que lire dans les miroirs une image qu'elle voyait définitivement ternie, ne lui permettait pas de voir ce qui se cachait réellement dans son dos.
Peut-être ne l'avait elle même jamais soupçonné.
Peut-être ne l'aurait-elle jamais su si elle n'était passé par là.
Peut-être aurait-elle toujours ignoré cette beauté là qui était la sienne...



 Et pourtant, elle savait voler, mais elle n'avait jamais du se poser la question de savoir comment...
Et nous la regardions.
Sans comprendre que son désarroi soit si profond, sans comprendre pourquoi tout à coup.
Nous la trouvions si belle.
Regardez comme elle l'était.



Son corps servait à révéler cette beauté là.
Bien sûr, bien sûr elle l'aurait voulu de la même beauté. Bien sûr.
Mais elle pouvait encore voler.
Elle n'osait plus.
Elle volait avant d'autre manière et ignorait celle qui lui venait aujourd'hui.

Elle tournait le dos à son image, comment aurait elle pu savoir?
Jusqu'à ce qu'un jour, affaiblie et triste de se croire si vide de désir, elle ne décide de brûler sa vie au seul feu du soleil.

Il n'était pas si cruel. Bien au contraire.
Il en fit son ami et marqua sur le sol, ce que le miroir lui cachait.
Elle attendait la brulûre du coeur, elle eu celle du bonheur.
Le soleil lui dessina sur le sol, ce qu'elle ne pouvait voir et la révéla...



Elle comprit alors qu'elle pouvait encore voler. La flamme qui venait de la caresser ne venait plus du dedans mais d'ailleurs.
Alors elle décida d'essayer.
Elle se mit à être belle.
Belle parcequ'enfin elle se mettait à y croire.

Nous nous n'avions qu'à la regarder. Elle entreprit de prendre son envol, là tout au bord de son monde mais de n'en point basculer...



Et la magie put reprendre son cours.
Le vol de la libellule, le vol de cette femme là avait repris.
Sa beauté l'avait rejointe alors qu'elle ne l'avait jamais perdue.
Nous regardions ses ailes, elle regardait son corps.

Peu importait en somme.
Une libellule ou une femme en plein vol, n'est ce pas sublimement beau?



Moyra



J'ai fait ces photos vraiment par hasard aujourd'hui, sur le bord d'un terrain de foot. Comme quoi, rien n'est jamais vraiment le fruit du hasard....
Lady
par ... publié dans : Les p'tites pognes
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Vendredi 23 septembre 2005

Champ d'Or

L'Automne a depuis peu posé sa palette dans tous les paysages. Les arbres étirent leurs dernières branches vers la lumière avant de perdre leur tenue d'apparât.

Dans les champs caracolent encore les derniers fugitifs, quelques chevreuils ou autres volatiles que la chasse épargne encore à cette heure.

 Au coeur du logis, l'âtre s'aprête à crépiter et les bouches se régalent déjà des futurs mets à déguster.

Mais l'âme, je ne sais pourquoi, s'épanche en nostalgie.
A chaque retour de la saison des amours comme des tourments, cette saison où se révèlent et se perdent les poètes semble porter avec elle

tous les méandres de la vie.

Et pourtant à bien y regarder, ces couleurs d'Automne là donnent plus à s'enchanter qu'à se morfondre.
Ce sont les derniers blés, ceux que l'été a repoussé jusqu'à ce jour, pour nous offrir du soleil même en plein hiver.



Sillons d'Automne

Ces sillons là se creusent à l'allure de mes rides mais d'une profondeur qui fleure bon la caresse.
Et ces blés là ne craignent ni le vent, ni le gel, ni les larmes de pluie.
Invariablement j'y promène mes mains, j'y promène mes yeux avec le même délice.
Ils oscillent au gré du jour et sont de toutes mes tempêtes comme de toutes mes joies.
Dans ces vastes blés là j'ai plaisir à me perdre,à y rire aux éclats, à m'enfouir et même à me cacher.

Il paraît qu'en avoir des épis chez soi pourrait porter bonheur. Moi j'en ai tout un champ c'est dire la chance que j'ai.

Et si parfois j'oublie, le chemin qui m'y mène, il y a toujours un Petit Prince pour me tendre la main et me mener jusqu'à cette moisson qui dure,qui dure...
  Jusqu'à ces blés où parfois je vais aussi cacher mes larmes...


Toutimec, ma petite pogne, ma p'tite graine, ma tête à blé.

Servez-vous, surtout n'hésitez pas, des épis, il en a à foison.




par Lady Angel publié dans : Les p'tites pognes
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Jeudi 24 Août 2006
 


"Regarder autour de soi
bien au delà même parfois
ou tout près, cela dépend
de la grandeur du bonheur à venir"



Lady Angel
 

 


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