Ca peut aider ...

J'ai 38 ans, un peu moins d'années de sagesse (lol), une passion pour l'écriture et l'autre pour la photo.
Entre les deux s'installent tous ces instants qui croquent sous la dent et dont je ne me lasse jamais de savourer le croustillant.

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 "Les Vivants et Les Morts" de Gérard Mordillat
Magistral, profondément attachant, le Germinal des années 2000

 Exotisme et dépaysement.

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Mardi 21 février 2006

Entendez par là que, comme ce fameux "ridicule" ne tue pas et que par définition "tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort".... je vais vous narrer quelques faits croustillants qui forcent la vigilance...

Il est à noter que quelques uns ou quelqu'unes se reconnaîtront peut être dans mes dires. J'en suis par avance marie pour eux... Parce que je dois bien reconnaître que "la honte de sa vie" ne se partage hélas pas !!!

Mais commençons par le début. Il est tard et, comme à l'accoutumée je me déshabille avec force célérité pour me glisser à côté de mon cher et tendre. Ce qui, vous le comprendrez bien, ne souffre aucun retard et explique que j'enlève dans le même empressement ce qui va dessus comme ce qui va dessous. Jusque là tout le monde suit? Je me couche donc, lasse de pareil périple.

Nous voilà donc au matin et c'est là que ça se corse. Le décrassage effectué et l'odeur de chacal laissée à d'autres (ben oui tout le monde ne peut pas passer à la douche en même temps ! ) me voilà qui reprend, sans le moindre doute sur mon action, mon jean laissé là la veille. Maquillage, coiffage et tout le toutim et hop, direction l'école. On descend la rue à pieds biensûr , monte à l'étage et là...on attend que la maîtresse arrive... C'est alors qu'un monsieur bien intentionné (je le jugerais plus tard bien délicat) me fait remarquer que....j'ai perdu quelque chose..... Je le remercie, me baisse et ramasse sans mot dire, ce qui dans un autre contexte me ferait mourir de rire... : un slip ! en dentelle certes, mais un slip descendu par je ne sais quel gourderie dans la jambe du pantalon et tombé là, (et pas ailleurs ça c'est normal !) dans le couloir où tous les parents attendent devant la classe de leur enfant.

Disparaître....ou exploser de rire.....?

Il est à croire que la honte s'affichera toujours davantage sur mon postérieur que sur ma figure  comme une fatalité. Ce qui, j'en conviens, pourrait presque passer inaperçu si les gens me regardaient dans le blanc des yeux et non dans ma globalité...  Parce que déchirer son maillot de bain sur les raccords d'un toboggan monstrueux (et par deux fois!) comme éclater la jupette devant l'arrêt de bus le plus fréquenté de la ville dans un grand écart, il faut quand même le faire exprès !  Je cherche mais hélas pas d'autres "hontes" en vue qui soient plus "correctes".

Je vous passe le relai, et si vous avez des croustillances, n'hésitez pas... Promis si j'en retrouve, j'allonge l'article....

 

par Lady Angel publié dans : Pognes tous azimuts
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Vendredi 17 février 2006

Prenez une fleur entre les dents, n'importe laquelle, paraît que ça fait l'affaire. Et si les chiquots vous manquent, pincez là entre vos lèvres...Mmmmoui, comme ça....

A ce qu'en disent les chansons, les textes et les proses, avoir une fleur entre les dents est signe de liesse, de bonheur, de ravissement.

Alors c'est décidé... Demain, je plante.

Je vais aller remuer, ce qui m'a été semé en plein coeur. Ouvrir la bouche pour sourire et y laisser entrer le soleil, les parfums de la terre et la chaleur. Et qu'à tant de soleil reçu, mes lèvres se teintent et s'en amusent.

 Soleil, et des Lèvres Jaunes comme témoins d'un bonheur qui n'est jamais très loin, qui parfois tarde comme tarde le jour et qui parfois s'étiole sans jamais mourir.

Syl, trois lettres pour trois mots: Sun and Yellow Lips parce que parfois, sans qu'on y prenne gare, la couleur des choses changent ou s'intensifient, parce que parfois aussi la transparence des uns offrent des nuances aux autres, parce qu'avec un pinceau qui n'est pas le sien, la palette perd l'ombre pour la lumière.

Changer la couleur en dedans, pour changer ce qui nous entoure... J'ai le sourire teinté de jaune depuis peu, et que je me morde les lèvres, qu'il y coule encore des larmes ou du rire, le soleil est en dedans et quand bien même je l'oublierais , quand bien même il me serait impossible de le voir, ce jaune là, porté sur mes lêvres, trahirait la persistance d'y croire....

A cette amitié là, et sa pelleté quotidienne de terre jaune....

Syl, c'est pour toi...

par Lady Angel publié dans : Poignées de pognes
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Vendredi 17 février 2006

Mon amour, mon tout-petit, toi qui grandiras autant dans ma lumière que dans mon ombre...

Il y a des choses qu'une maman n'a pas le droit de dire, autant je crois qu'elle n'a pas le droit de penser...

Et pourtant... pourtant mon amour, je ne crois pas qu'il y ait un âge où les blessures frappent moins fort, pas d'âge où l'on devienne de véritables modèles, pas d'âge où l'on soit...un exemple à suivre.

J'aimerais pouvoir te dire, "prends moi la main pour être sûr, marche dans mes pas pour assurer les tiens"; mais mon grand, je me vois tituber encore quand tu me crois solide et si déterminée...

J'apprends, j'apprends à chaque jour ce que toi même tu me délivres. J'apprends à être maman, à être femme, à être amie et parfois j'oublie au fond qui je suis. Je cours pour feindre l'assurance, je râle pour donner le change mais je n'ai pas tout compris de tes doutes comme des miens. Comment voudrais tu que je te réponde quand je lance encore des pourquoi?

Mon amour, ta maman n'est pas "une grande". Oui, je sais, ça peut te surprendre. Toi qui voudrais tellement grandir. Toi qui guettes  ton premier poil comme ton premier trophée d'adulte. La panoplie, tu sais, n'habille pas l'esprit. J'ai cru grandir d'un coup, ou peut être à chaque épreuve. J'ai même cru qu'il y avait un âge où la Sagesse guérissait tout. J'ai cru, à ton âge peut être, qu'être adulte, c'était rompre les incertitudes, et au delà même avouer une certaine insolence. Ah comme j'aspirais à ce jour, à ce cap qui me verrait différente et...accomplie.

Croire que parce qu'on peut s'expliquer les choses elles en deviennent moins dures à vivre... Continue de le croire, mon amour.

Comme je continuerai de cacher mes larmes derrière trop de délires. Comment pourrais je te parler de mes tristes secrets, de mes envies de mourir pour échapper à ce qui me fait mal?

Toi, toi qui chaque matin cherche dans mon regard l'éclat à mettre dans le tien. Toi  pour qui je dois rester une éternelle promesse de bonheur, quitte à douter du mien, quitte à rester quand même...

Parce que ta vie est toute neuve et qu'il n'y a rien d'âbimé, ne cherche pas à venir de mon côté, à savoir pourquoi aujourd'hui j'ai du mal à te sourire, et du mal à te parler.

Il y a des choses qu'une maman pense, des choses qu'elle ne peut pas te dire...

A Timec et Toutimec...

par Lady Angel publié dans : Les p'tites pognes
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Vendredi 17 février 2006

A deux pas d'ici, à deux pas de soi, pousser juste un peu plus loin pour aller poser ce qu'il reste d'envie.

On se fabrique des rêves que l'on force à maigrir dans nos vies étriquées mais il suffit parfois d'un verbe, d'une solitude pour qu'ils explosent à nouveau, pour qu'ils soient même encore plus beaux.

Je me souviens. Ce n'est pas si loin. Je me souviens et mes yeux rient encore, de cette buée sur les carreaux. Je me souviens de tout, comme si c'était hier.

Et, tu vois, il traîne encore dans ma mémoire des couleurs plus que des mots, des chaleurs plus que des paysages, il traîne un peu de toi.

Comme si, d'en entendre l'écho faisait vibrer ton rire, comme si, au creux des choses, comme au creux de moi-même vivait ta délivrance.

Je marche dans le sable, comme on marche à tâtons dans une vie d'errance et de découvertes. Tu m'as lâchée avant même de m'avoir tenue dans ce monde où je m'apprends sans me connaître parfois.

Ta main, ta main qui a quitté la mienne alors que je cherchais tes bras. Petit Père ce soir encore il fait froid dans mes tourments. Si longtemps que tu es mort, c'est comme si tu l'avais toujours été. Tu m'as toujours manqué, vivant comme absent. Hier comme aujourd'hui. Je suis née avec l'absence d'un père que j'ai tendrement aimé mais  qui m'a volé mes plus belles années.

Parce que marcher à côté de toi, y vivre chaque jour n'était pas forcément exister l'un pour l'autre. J'avais 16 ans, peut être plus et je n'ai pas oublié,  tes silences, ta déchéance et mes regrets.

Il traîne dans ma mémoire des douleurs plus qu'il n'en faut, une absence comme témoignage, il traîne beaucoup de toi...

Et pourtant je voudrais savoir dire que tu n'y es pour rien, que c'est la vie qui t'a repris et non toi qui l'y a forcée. Mais ce serait mentir...

Putain de vie, putain d'absence...et le silence pour faire passer...  

par Lady Angel publié dans : Les pognes serrées
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Samedi 11 février 2006

"Mon Fantôme de l'Opéra" (Photo perso" Février 2006)

Je suis l'être en devenir, l'heureux présage et le fantôme de tes souvenirs. J'erre d'un personnage à l'autre au gré de tes paysages et n'ait pour seul théâtre que celui de la Vie.

J'ai l'oeil narquois des attrapeurs d'ombres et le sourire de toutes tes chimères. J'abats mon masque pour t'ouvrir à mes rêves, ma fantaisie sera ton carnaval.

 

Sur ta scène aujourd'hui, sur la mienne demain je joue ma comédie au fil de tes saisons. Je décline ma vie au rythme de tes jours, spectateur et artiste de tous nos lendemains.

Bas les masques Maman pour vivre d'émotions; notre fête sera de tous les horizons. Je connais ta chanson et je serai pour toi, par le jour, par la nuit, ton Fantôme d'Opéra.

A Nous le Carnaval, à nous les festoyeries, quels que soient nos déboires et le sort du destin. Et si mes larmes un jour viennent chercher les tiennes, lorsque j'aurai grandi, lorsque tu seras vieille, il sera alors temps pour ne rien en ternir, de mettre sur nos visages les masques des acteurs.

J'ai imaginé que ces mots puissent être ceux de mon fils. Et quand bien même ils ont été écrits sous ma plume, c'est son regard autant que ce qu'il est qui me les ont inspirés....

 

par Lady Angel publié dans : Les p'tites pognes
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Jeudi 24 Août 2006
 


"Regarder autour de soi
bien au delà même parfois
ou tout près, cela dépend
de la grandeur du bonheur à venir"



Lady Angel
 

 


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