Ca peut aider ...

J'ai 40 ans, un peu moins d'années de sagesse (lol), une passion pour l'écriture et l'autre pour la photo.
Entre les deux s'installent tous ces instants qui croquent sous la dent et dont je ne me lasse jamais de savourer le croustillant.

 

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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 10:32
Tutututu...tu tuuuuuuuuuuuuuuuu  !!!!
 
C'est censé être la trompette du matin; Le cor qui te réveille quand tu dors profondémment sous la tente, les fesses collées contre celles de ta voisine, les chaussettes trempées de la veille sous le nez, quand ce ne sont pas les godillots qui vont avec ou pire...le slip sale de la veille, de l'avant veille et...de toute la semaine....
Mmmmfffffff un bras puis un autre sortent du sac de couchage! Drôle d'odeur. Finalement valait mieux ne rien sortir du sac du tout et laisser tout cela macérer à l'intérieur... Comme chaque nuit.
Mais le cor insiste. Et moi aussi pour rester au chaud . C'est que dehors, j'en suis sûre il fait un froid à ne pas mettre un scout hors de la tente. Et pourtant....
Et puis j'y pense, les toilettes, renommés pour la circonstance en ....feuillets...sont au fond du bois...Le mot a l'air plus "propret" mais ça ne rend pas l'endroit moins crade! Va falloir prendre la pelle et ...les maudites bottes que j'ai laissées debout...sous la pluie! Cool !.....
Je pousse un peu la voisine vautrée sur ma paillasse et m'extirpe tant bien que mal du sac. c'est qu'on s'entortille là dedans. On se gratte aussi souvent. Oui on se gratte parce que manifestement ça gratte plus que d'ordinaire. Plus que quand on est propre. et du coup les petites bêtes s'agitent.... Les puces. Ces complices des prairies qui viennent profiter du ciel étoilé avec nous. Là, logées au fond du sac qu'on a eu le malheur d'étendre dans l'herbe, une nuit où mues par des pensées vagabondes on est allée taquiner les étoiles.
Ca gratte mais tant pis. on ne les trouve pas de toutes façons. Et puis, des bêtes, il y en a plein d'autres. Et la plus sympa se loge régulièrement au fond d'une de mes bottes et je secoue pourtant mais quel bonheur d'enfiler la chausse et...d'écrabouiller une limace visqueuse sous ma plante de pied... Un régal !
Enfin bon, la cheftaine continue de souffler dans son biniou. Faut que je retrouve mes fringues. Pffff ! ca n'existe pas les portes manteaux dans une tente et bon, huit nanas dans un tel fatras c'est à peine croyable ! La chemise bleue a des allures de déjà vu, déjà portée aussi mais qu'importe. en deux temps, trois mouvements et quelques gratouilles, j'ai ouvert la toile, mis le nez au vent et ça y est.
Ca y est c'est le bonheur!
Le chocolat fume dans la grande gamelle de fer blanc. il cuit sur le feu de bois et son parfum m'enivre. Il colle aux parois et les copeaux de bois s'envolent et retombe dans le lait. Il va falloir attendre encore avec impatience.....
Et cette odeur qui me suit partout. Cette incroyable odeur de pas frais qui s'est posée sur mon uniforme. C'est peut être celle tout bonnement que je suis sale, ou que la vie me colle à la peau, me happe et m'emporte dans des jours sublimes de découvertes, de nature et d'abandon.
On ne peut pas être scout et nickel ! on est l'un ou l'autre ! On vit dehors et ...on s'en fout. on vit dans l'herbe, la terre, les bois et le ciel. On va sur les routes, les chemins, dans les pierres et dans le sable. La tête est ailleurs. La tête est incroyablement joyeuse. Alors bon, que quelques petites bêtes nous accompagnent...c'est vrai que c'est pas terrible mais ...on verra ça demain...ou après. Le chocolat n'attend pas et le chemin qui défile sous nos pas non plus....
Souvenirs de mes années aux Guides St Georges
Lady
Par Lady Angel - Publié dans : Au fond des poches
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Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /Août /2006 22:31

Ca sentait la lessive dans la cuisine, comme au temps jadis où ma grand mère lavait son linge dans la grande baignoire sabot.

Mais il y a grand temps que ma grand mère ne lave plus rien, ni de son linge, ni de son corps, rien...de rien.

Et pourtant cette odeur, cette lessive blanche et ce linge qu'elle battait à la main sur sa planche de bois. J'ai une dizaine d'années dans ma tête et vingt huit ans de souvenirs et je la regarde encore faire du vent à grands tours de bras, battre et battre encore ce linge qui n'en finit pas de blanchir.

Pourquoi j'ai ouvert la porte ce soir. Pourquoi ce parfum a t'il envahi la pièce alors que rien ne l'y invitait. Y'a pas de linge dans ma cuisine et ma grand mère n'y a jamais mis les pieds. D'ailleurs, il y a bien des années qu'elle ne met plus les pieds nulle part. Depuis qu'elle les a glissés dans ce lit, depuis qu'elle est devenue trop vieille.

Elle ne bouge plus et pourtant, je suis sûre que ses rêves vagabondent encore. Ses rêves mus en envies de partir qui ne ressemblent plus aux nôtres. Elle qui ne peut plus bouger. Elle qui ne peut que parler et avec tellement de peine depuis sa petite chambre.

Et ce soir, ce soir ses souvenirs, nos souvenirs sont venus envahir mon antre. Pourquoi? Pourquoi ce linge blanc qui m'éblouit encore? pourquoi ce doux parfum comme un rappel du temps?J'avais tellement de soleil en coeur avant d'ouvrir cette porte. Trop insolent peut être?

Je me demande pourquoi; j'ai peur sans doute. J'étais si heureuse que j'étais sans doute trop loin d'elle.

Ca sentait la lessive dans ma cuisine. Comme si ma grand mère était passée par là .... avant de partir.

Faut que je retrouve mon soleil bon sang, ouvrir la fenêtre et se dire que ce n'était rien qu'un parfum dans le vent...

 

Par Lady Angel - Publié dans : Pognes ridées
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 00:36

...A tant vouloir que l'eau y passe, à tant tortiller du balai pour que le temps y engouffre tout son bardas, me voilà à l'aube du jour avec 37 balais au poil ras et rien ce matin pour continuer de pousser tout ce beau monde sous ce fichu pont.

C'est qu'il faut en vouloir pour pousser tout ce que la vie draîne de moments d'émotions en souvenirs de l'autre côté, sur la rive où plus rien ne bougent autre que le souffle, le murmure et l'envie. J'ignore même pourquoi on s'évertue à vouloir à toute fin que l'eau passe ainsi sous les ponts pour voir avancer les choses....

Toujours est il que ce matin je regarde devant, je regarde derrière et miracle ou malédiction, je ne vois plus aucun balai...Disparus. Pas que le pont ce soit écroulé mais parce que....

Comprenez qu'un instant je souffle, qu'un instant je m'assieds pour contempler le travail laissé par ces 37 balais, un tombé entre mes mains chaque année, un tout neuf à chaque 15 Août. 365 jours à pousser sous l'arche de pierre parce qu'ils n'y vont pas tout seuls de l'autre côté et que pour les engranger il faut autant de volonté que de désir.

 

Et ce matin, le balai ne vient pas. Ce matin rien... Mon 38 ème balai aurait échu à un autre quidam? Se serait il perdu en route? Mais alors comment, comment faire passer cette année de bonheur dans le flot qui entraîne le présent vers demain? J'ai bien pensé me servir de mes vieux balais, tenter d'en extraire la substantifique moëlle pour y parvenir mais cela n'a pas suffit.

Finalement je vais aller y voir à pied. Aujourd'hui ce n'est pas l'eau qui va passer sous le pont mais moi. Je vais aller voir à Demain ce qu'il me réserve. De l'autre côté du pont j'irai non plus pousser les souvenirs vers demain uniquement mais si le balai venait à manquer, me préparer à tirer demain vers aujourd'hui...

J'entends le portable qui sonne. Un appel. une tite phrase magique.Et c'est celle qui me délivre et m'offre virtuellement, en quelques mots lâchés mon 38ème balai ...il n'y manque pas un poil . L'année promet d'être riche et il va y avoir matière à pousser tout ce qui pourra passer sous le pont, suivre le petit chemin que j'emprunte moi-même chaque jour. 

Méfiez vous quand même de ce qu'on vous dit dans le portable, de ce qu'on vous écrit aussi. Ca n'a l'air de rien de voir défiler sous nos yeux un "Joyeux Anniversaire" mais vous vous retrouvez surpris chaque année avec un nouveau balai tombé du ciel . Alors bon balayer c'est bien mais si quelqu'un pouvait m'aider à ranger tout le bazar que ça fait de l'autre côté ben je suis prête à lui céder quelques balais....

Petit ajout du soir :

Je vous remercie tous très vivement pour vos commentaires. il se fait tard et je n'aurai pas ce soir le temps de vous répondre individuellement. Mais je ne manquerai pas de vous rendre à chacun une petite visite pour vous découvrir et vous témoigner toute l'émotion que vos mots m'ont apportée.

Merci à tous

Lady émue.

 

 

Par Lady Angel - Publié dans : Au fond des poches
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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 13:16

Enfin, je ne sais si le bleu vient du ciel, de la maison en question, ou ... je ne sais pas, je me pose des questions.

Et si le bleu n'était que le reflet d'un grand soleil intérieur? C'est possible ça de refléter sur les choses et les êtres?

Parce que du bleu comme ça, ce n'est plus le bleu bohème des chansons de Le Forestier, c'est limite de la provocation pour ceux qui tenteraient de faire grise mine et un sacré coup de pied aux baisses de moral !

Et après on va me dire que je suis "fleur bleue" !!! ah ben si c'est pour donner autant de peps à regarder, c'est un sacré compliment...

 

 

 

Par ..Lady Angel - Publié dans : Pognes tous azimuts
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Mercredi 9 août 2006 3 09 /08 /Août /2006 12:05

Le Mont Lachat (Chinaillon Août 2006)

Il suffisait d'ouvrir la fenêtre. La main posée sur le rebord du balcon, de se laisser griser le nez au vent. Il faisait frais pourtant, mais le soleil apaisait tout derrière et devant lui.

L'horizon n'était camouflé que par des merveilles, des beautés surgies du ventre de la terre ou des cieux et les deux semblaient se mêler en un savant spectacle. J'assistais, émue...

Le ciel faire la parade et sortir ses atours pour habiller l'insolente montagne. Et quelle tenue d'apparat il lui offrit alors... Un voile, un voile d'écume et de nuages comme pour consacrer l'alliance de la terre et du ciel.

Elle se montra radieuse, superbe, cette montagne indolente... et se prit soudain pour un héroïne de film...

Puis le ciel se lova autour d'elle, et l'enveloppa tout entière pour la mgnifier ou la chérir.

Elle s'en révéla plus belle encore au soleil naissant...

Il suffisait d'ouvrir la fenêtre et de se laisser aller le nez au vent.....

 

Par ... - Publié dans : Les p'tites pognes
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Mercredi 01 Avril 2009
 


"Regarder autour de soi
bien au delà même parfois
ou tout près, cela dépend
de la grandeur du bonheur à venir"



Lady Angel
 

 


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